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Rome: Jean-Paul II invite les médecins catholiques (140994)

à professer courageusement l’»Evangile de la vie»

Rome, 14septembre(APIC) Les médecins catholiques «doivent se situer à

l’avant-garde pour remplir le devoir d’évangéliser, dans une fidélité exemplaire aux directives du magistère»: c’est ce que rappelle le cardinal Angelo Sodano dans un message adressé au nom au pape à l’occasion du 18e congrès de la Fédération internationale des Associations médicales catholiques, qui s’est tenu à Porto du 8 au 12 septembre sur le thème: «Le médecin

et la nouvelle évangélisation».

Le cardinal Sodano commence par rappeler que l’Eglise «est aujourd’hui

appelée à lier fermement l’annonce de l’Evangile avec la promotion et la

défense de la valeur irremplaçable de la vie humaine». Il évoque certaines

circonstances particulières soulignant l’actualité des problèmes abordés à

Porto: l’Année internationale de la famille, la Conférence du Caire sur la

population et le développement, mais aussi «la diffusion de législation

permissives en matière de limitation des naissances, de fécondation, de manipulations génétiques ou d’euthanasie, de même que des modèles de développement préoccupants».

Des circonstances qui appellent les médecins à «accomplir leurs tâches

en acceptant et en professant courageusement et ouvertement ’l’Evangile de

la vie’, qui trouve une première expression dans le serment d’Hippocrate».

«La promotion et la défense de la vie sont des traits essentiels de la civilisation; et se présenter ouvertement comme médecin catholique, c’est

avant tout assurer la sauvegarde de cette civilisation», ajoute le cardinal

Sodano, en soulignant que la perspective de la «civilisation de l’amour»

tant souhaitée n’est autre que celle d’une «civilisation de la vie». Raison

pour laquelle Jean-Paul II a institué cette année même l’Académie pontificale pour la vie.

Les médecins doivent nourrir leur culture religieuse

Les médecins catholiques «doivent se situer à l’avant-garde pour remplir

le devoir d’évangéliser, dans une fidélité exemplaire aux directives du

magistère», affirme le message. Et ils seront «plus aptes à faire connaître

et comprendre la doctrine de l’Eglise s’ils savent acquérir une culture

religieuse correspondant à leur culture scientifique».

Le cardinal Sodano demande à la Fédération internationale des Associations médicales catholiques de prendre des initiatives pour favoriser la

formation de ses membres car «il ne faudrait pas que les fermes positions

du magistère de l’Eglise en matière de promotion et de protection de la

vie, de sa conception jusqu’à son terme naturel, ne soient connues que par

l’intermédiaire de ceux qui les combattent et souvent les déforment».

Le courage du témoignage

A la cohérence des intentions doit répondre le «courage du témoignage».

Le cardinal Sodano insiste: «Les médecins sont des témoins crédibles dans

la mesure où ils se mettent avec enthousiasme au service de la santé sans

ignorer sa dimension morale et spirituelle. Leur témoignage intervient quotidiennement lorsqu’ils répondent aux besoins de leurs patients. Qui, mieux

que les médecins et plus qu’eux, peut percevoir l’acuité des questions fondamentales que pose la douleur humaine? Qui, mieux que les médecins et plus

qu’eux, peut permettre d’entendre la béatitude évangélique «Heureux les affligés» (Mt 5,5)? Lorsqu’ils allègent les souffrances et cherchent à guérir, ils sont en même temps les témoins d’une conception chrétienne de la

souffrance et du sens de la vie et de la mort.»

Le message invite la Fédération à collaborer de manière toujours plus

étroite avec les institutions culturelles, sociales et caritatives qui travaillent dans l’Eglise catholique, «et aussi avec celles qui, tout en

n’étant pas catholiques, partagent la même sollicitude pour le monde de la

santé».

Le pape, conclut Mgr Sodano, «invite instamment les médecins catholiques

à se montrer attentifs aux signes des temps pour y reconnaître les motions

de l’Esprit». «Les avancées hardies et admirables de la science et de la

technique demandent un dynamisme courageux, une créativité souple, des statuts et une organisation qui rendent réellement possibles la collaboration

et l’action commune des associations nationales». (apic/cip/mp)

14 septembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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