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apic/COE/Concile chrétien universel/Propositions
Le secrétaire général du COE propose
la mise en place d’un Concile chrétien universel (260696)
Genève, 26juin(APIC) Le Conseil oecuménique des Eglises propose la mise
en place d’un Concile chrétien universel pour l’an 2000. Les grandes traditions chrétiennes devraient entamer des discussions, en l’an 2000, en vue
de régler leurs divergences essentielles, entre autres sur le rôle de la
papauté, soutient Konrad Raiser, secrétaire général du Conseil oecuménique
des Eglises (COE).
Pour le secrétaire général du COE les grandes familles chrétiennes
d’Eglises – orthodoxes, catholique-romaine, protestantes et pentecôtistes devraient se préparer, au début du prochain millénaire, à mettre en place
un Concile chrétien universel pour surmonter les problèmes qui divisent les
Eglises.
Konrad Raiser appelle aussi ces traditions chrétiennes à accepter une
série de propositions visant à renforcer l’unité de l’Eglise, qui, entre
autres, permettraient aux couples mariés membres de différentes Eglises de
recevoir l’Eucharistie dans l’Eglise de leur partenaire.
Ces propositions figurent dans le dernier numéro de «Oekumenischer Informationsdienst», publié en Allemagne, mais elles ont déjà été esquissées
en avril lors d’un colloque oecuménique tenu à Trèves, en Allemagne, en
présence du cardinal Cassidy, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.
Le COE a été fondé en 1948 dans le but de rapprocher les Eglises. Aujourd’hui, il compte 330 Eglises membres dans le monde – orthodoxes, anglicanes et protestantes. L’Eglise catholique-romaine n’étant pas membre du
COE.
Processus conciliaire
Malgré les progrès importants réalisés ces 50 dernières années au plan
de l’unité – particulièrement entre les Eglises protestantes – les grandes
traditions chrétiennes restent divisées pour des raisons doctrinales. En
1968, l’Assemblée du COE à Upsal, en Suède, a demandé aux Eglises de «travailler en vue de ce temps où un Concile authentiquement universel pourra
enfin parler au nom de tous les chrétiens et ouvrir la voie de l’avenir».
Mais des études effectuées ultérieurement par le COE ont montré qu’un
Concile universel – au sens historique du terme – pourrait être tenu seulement lorsque les Eglises qui y participent pourront célébrer ensemble l’Eucharistie ou la Sainte Communion. Comme cela n’est pas le cas – et c’est
encore un des points qui divisent les Eglises – il n’a pas été possible de
convoquer un Concile universel en l’an 2 000, souligne K. Raiser.
Le pasteur Raiser propose que les grandes traditions commencent un «processus conciliaire» – pour préparer un Concile universel. «La proposition
s’appuie sur la croyance qu’un Concile, dans toute l’acception du terme,
peut se tenir seulement si les Eglises qui y participent peuvent confesser
ensemble leur foi et célébrer l’Eucharistie ensemble», écrit-il.
«Mais elle part aussi du principe que le processus orienté vers cet objectif doit avoir un caractère conciliaire – ou au moins pré-conciliaire fondé sur le renforcement de la discipline de communauté». Une des questions centrales à régler dans le cadre de ce processus, relève K. Raiser,
est la question de la primauté du pape. L’an dernier, dans son encyclique
sur l’oecuménisme «Ut unum sint», le pape Jean-Paul II a invité les autres
Eglises à aborder cette question.
«Pour l’Eglise catholique-romaine, la question en discussion est la possibilité d’une interprétation oecuménique des décisions du Concile Vatican
II. Donc, selon moi, la question de la primauté ne peut être réglée que
dans le cadre d’un processus conciliaire complet», souligne enfin le pasteur Raiser. (apic/eni/pr)



