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apic/COE/SCOD/Investissement
Le Conseil Oecuménique des Eglises investit
dans la coopération pour le développement
10% de ses ressources pour l’an 2000 (121095)
Genève, 12octobre(APIC) Le Conseil oecuménique des Eglises (COE) a décidé
pour l’an 2000 d’investir 10% de ses ressources dans la Société de Coopération Oecuménique de Développement (SCOD).
Fondée en 1975 à Rotterdam, à l’initiative du COE, la SCOD ou EDCS en
anglais soutient depuis 20 ans, par des prêts à taux avantageux, des projets coopératifs dans divers pays du monde. Ces projets, appuyés sur place
par des responsables d’Eglises ou des associations ecclésiales, doivent
d’abord leur vitalité aux efforts des populations concernées.
La SCOD dispose actuellement d’un capital et d’un fonds de roulement de
160 millions de francs pour soutenir plus de 300 projets dans 66 pays du
monde, à partir de 18 Bureaux régionaux d’accompagnement. Elle a pu réunir
un tel capital grâce aux efforts de milliers d’épargnants, regroupés désormais au sein de 86 associations de soutien nationales ou régionales. Des
groupes divers et des communautés religieuses, des particuliers et même des
paroisses sont engagées dans cette forme de coopération.
Dès mars 1996, le COE investira 5% de ses ressources dans la SCOD, pour
atteindre 10% en l’an 2000. La décision du COE a été prise par son Comité
Central, sur recommandation de l’Unité III du Conseil, c’est-à-dire du département chargé des questions relatives à la Justice, à la Paix et à la
sauvegarde de la Création.
A l’annonce de cette décision, le directeur général de la SCOD, Gert van
Maanen, a souligné combien elle était capitale pour stimuler la solidarité.
«Investir ’dans’ les pauvres peut apparaître comme une contradiction en
soi, a-t-il déclaré. Et pourtant, à la SCOD, plus de 90% des capitaux prêtés aux pauvres sont effectivement remboursés».
Au lendemain de la Conférence mondiale de l’ONU sur la femme, la SCOD se
plaît à souligner que les femmes sont les premières bénéficiaires de cette
nouvelle forme de coopération au développement, puisque ce sont aussi les
premières à prendre des initiatives et souvent celles qui assument la responsabilité des nouveaux projets. C’est surtout le cas en Asie et en Afrique. Une fois sur deux au moins, ce sont aussi à des femmes que sont confiées les missions d’accompagnement régional des projets. (apic/cip/pr)



