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Coire: l’Etat ne veut pas obliger l’évêque à restaurer la cathédrale
Préférence à la négociation et aux solutions pragmatiques (280994)
Coire, 28septembre(APIC) Le gouvernement du canton des Grisons n’entend
pas utiliser de mesures de contrainte pour faire effectuer les travaux
d’assainissement de la cathédrale de Coire. D’autant plus que la situation
juridique n’est pas très claire. Telle est la réponse donnée par le gouvernement à une interpellation d’un député, inquiet de l’état de l’édifice,
qui réclamait une intervention des autorités.
L’abbé Christoph Casseti, porte-parole de l’évêché, a qualifié de
raisonnable la réponse gouvernementale. La cathédrale ne se trouve pas dans
un état lamentable, a-t-il indiqué et le chapitre aussi bien que l’évêque
sont prêts à la restaurer dans la mesure de leur capacité financière.
Le gouvernement grison est d’avis que des mesures de contrainte ne sont
pas le moyen adéquat pour mener à bien la restauration de la cathédrale. Ce
but sera atteint plus efficacement et plus rapidement par la négociation et
des propositions concrètes de solutions.
Selon l’Institut des monuments historiques de Zurich, l’entretien
général de la cathédrale n’a pas été négligé, relève de son côté le
chanoine Casetti. L’autel principal endommagé par le système actuel de
chauffage constitue une exception. L’Etat de la batisse n’est pas encore
alarmant.
Le conflit dure déjà depuis le printemps lorsque des amateurs d’art
avaient dénoncé le peu d’empressement du chapitre à financer les travaux
urgents de rénovation. Une situation d’autant plus délicate que des contestations se sont élevées quant à la propriété de la cathédrale. L’évêque et
le chapitre ne sont pas les seuls intéressés, mais aussi la paroisse de
Coire puisque l’édifice sert également d’église paroissiale. Et en fin de
compte la Confédération, puisque la cathédrale est placée sous sa protection depuis 1975. La difficulté concerne en particulier la répartition des
coûts des travaux de restauration.
Le registre foncier indique comme propriétaire de la cathédrale de Coire
la Fondation de la cathédrale. Il est incontestable qu’il s’agit d’une fondation ecclésiastique sur laquelle l’évêque a un droit de surveillance,
note l’abbé Casetti. Comme cette fondation n’a pas de statut juridique reconnu, l’évêque a le droit et le devoir de lui assurer la capacité d’agir
en lui donnant un tel statut. Ainsi les décisions concernant la cathédrale
auront un fondement juridique solide, explique l’abbé Casetti.
Les intérêts du chapitre cathédral seront garantis par la présence d’au
moins quatre chanoines au sein du Conseil de fondation composé de sept membres. Ni la paroisse canonique, ni la paroisse ecclésiastique ne peuvent
prétendre à un droit de propriété sur la cathédrale, insiste l’abbé Casetti. (apic/com/mp)




