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apic/Conférence chrétienne d’Asie/Hong Kong
Colombo: La Conférence chrétienne d’Asie
gardera son siège à Hong Kong après 1997 (140695)
Colombo, 14juin(APIC) La Conférence chrétienne d’Asie (CCA), qui regroupe
plus de 120 Eglises et Conseils d’Eglises, du Pakistan à Aotearoa, en Nouvelle-Zélande, gardera son siège à Hong Kong, après la rétrocession de la
colonie britannique à Pékin, en 1997. La question, aujourd’hui résolue, a
fait l’objet de nombreux débats au cours de la la dixième Assemblée générale de la CCA, qui se tient actuellement à Colombo, au Sri Lanka.
A l’approche de 1997, l’avenir des Eglises de Hong Kong est au centre
des discussions entre chrétiens de la colonie britannique. Entre 1984 et
1997, estime-t-on, quelque 20% des chrétiens – pour la plupart de classe
moyenne et exerçant une profession libérale – ont quitté Hong Kong, principalement pour les Etats-Unis, le Canada et l’Australie. Pourtant, de nombreuses organisations d’Eglises se montrent optimistes quant à l’avenir de
Hong Kong.
Le problème de l’emplacement de son siège n’est pas nouveau dans l’histoire de la CCA. Au début, les collaborateurs de la CCA avaient l’habitude
de travailler dans leurs pays d’origine. En 1973 un centre a été installé
dans des bureaux à Singapour. En décembre 1987, la CCA était pourtant contrainte de quitter Singapour car le gouvernement désapprouvait fortement
certaines de ses lignes et vues politiques. Pendant plusieurs années, les
différents départements de la CCA ont été répartis dans quatre villes en
Asie de l’Est.
Depuis 1993, c’est dans des bureaux achetés par l’organisation à Hong
Kong que travaillent les membres du personnel de la CCA.
D’après le rapport de Maejima Munetoshi, trésorier honoraire de l’organisation, présenté à l’Assemblée de Colombo, le regroupement des activités
au siège de la CCA à Hong Kong a permis d’économiser au moins 200’000 dollars par an, et de constituer une base fixe pour le personnel et un avantage pour l’organisation.
Difficultés financières
Ce rapport, ainsi que celui du Comité des finances, montrent cependant
que la CCA, comme beaucoup d’autres organisations oecuméniques et ecclésiastiques, doit faire face à des problèmes de financement. Le rapport du Comité des finances indique ainsi que la CCA connaît un déficit depuis cinq
ans. «Collecter des fonds n’est pas toujours tâche aisée et il a été nécessaire d’effectuer des coupes dans les dépenses».
Le rapport du Comité des finances et celui du trésorier montrent aussi
que, sur un budget annuel de 1,5 million de dollars, environ 90% des fonds
proviennent de partenaires oecuméniques d’Europe et d’Amérique du Nord. Selon le trésorier honoraire, «Nos partenaires oecuméniques ont promis, en
dépit des difficultés croissantes dans leurs pays, de maintenir notre budget 1995, 1996 et 1997 au même niveau»
Toujours selon ce rapport, les contributions des Eglises d’Asie ont augmenté mais elles restent toutefois en-dessous de 100’000 dollars, ce qui
représente 7 à 8% du revenu total.
Lors de cette Assemblée générale, les délégués ont modifié la Constitution et les règlements de l’organisation. Il a été notamment décidé que ce
seront les 30 membres du Comité central, et non plus l’Assemblée générale,
qui procéderont à l’élection du secrétaire général de la CCA. (apic/eni/pr)



