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Fribourg:L’affaire des soi-disant «écoutes téléphoniques»
au secrétariat de la Conférence des évêques devant le juge
Pas de conciliation en l’état
Fribourg, 11juillet(APIC) L’affaire des soi-disant «écoutes téléphoniques» clandestines au secrétariat de la Conférence des
évêques suisses (CES) a abouti devant le juge. Mercredi, dans une
séance du Tribunal civil de la Sarine, l’avocat du Père Roland-B.
Trauffer, secrétaire de la CES, a demandé par le biais de mesures
provisionnelles qu’il soit interdit sous peine de sanctions pénales que les médias parlent d’»affaire d’écoutes téléphoniques».
Face au juge Bugnon, président du Tribunal, Christoph Ebnöther, le jeune rédacteur du journal catholique de tendance conservatrice alémanique «Schweizerische Katholische Wochenzeitung»
(SKWZ), qui a lancé la rumeur. Le 7 juin dernier, l’hebdomadaire
lâchait sa bombe:le P. Trauffer aurait effectué secrètement des
écoutes téléphoniques de la chargée d’information de la CES, Maria Brun. Sans apporter un début de preuve, le journal déclarait
se baser sur des informations fournies par des tiers.
Rappel des faits:suite aux restructurations au sein du secrétariat de la CES et à diverses autres péripéties, Mme Brun a été
déchargée de ses fonctions le 30 avril dernier. Selon la SKWZ,
cette affaire d’»écoutes téléphoniques» aurait été le point culminant dans les différends entre le P. Trauffer et Mme Brun qui
aurait conduit au licenciement de cette dernière.
Grave atteinte à l’honneur
La nouvelle des soi-disant «écoutes téléphoniques» avait été
reprise par de nombreux médias, tant en Suisse qu’à l’étranger,
portant gravement atteinte à l’honneur du Père Trauffer, a relevé
son avocat, Me Dominique Dreyer. Au début de l’audience, les parties ont tenté une conciliation qui, en l’état, n’a pas abouti.
La procédure a donc été entamée.
Me Anton Henninger, l’avocat du journaliste téméraire, a bien
accepté que le journal en cause ne parle plus «d’affaire des
écoutes téléphoniques», pour autant que la partie adverse renonce
à toute procédure contre le journal. Outre l’obtention des
mesures provisionnelles pour que les médias cessent désormais de
propager les allégations de la SKWZ, la partie lésée pourra
poursuivre la procédure, en demandant notamment des dommages pour
tort moral, étant donné qu’il a été porté gravement atteinte aux
droits de la personnalité du Père Trauffer.
L’éditeur de la «Schweizerische Katholische Wochenzeitung»,
qui n’était pas présent à l’audience, s’est prudemment distancé
de l’article en cause, a relevé Me Dreyer. Le juge Bugnon rendra
par écrit son ordonnance concernant les mesures provisionnelles
demandées. Affaire à suivre donc. (apic/job/be)



