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apic/conférence épiscopale française/ discours raciste
France: Discours racistes condamnés à nouveau par les évêques (160695)
Une allusion évidente au Front national
Paris, 16juin(APIC) Les membres du Conseil permanent de la Conférence des
évêques de France condamnent la violence et les discours racistes. Réunis
durant les trois premiers jours de la semaine à Paris, ils ont en outre
écouté les conclusions d’une enquête sur la catéchèse en France et sur les
activités des prêtres la Mission de France.
Dans son message d’ouverture, Mgr Joseph Duval a rappelé que les textes
de l’épiscopat, notamment sur l’accueil de l’étranger, gardaient toute leur
actualité. Les évêques français condamnent fermement les violences racistes
de même que les discours qui peuvent les provoquer. Une allusion claire au
Front national, dont les derniers succès électoraux, spécialement au 1er
tour des élections municipales ont frappé les observateurs.
Recrutement des catéchistes plus difficile
Le Père Jean de Chasteigner, du comité pour la catéchèse, a déclaré
qu’une enquête nationale de 1994 montre que 42,9% des enfants scolarisés en
CE, CMI et CM2 sont catéchisés. Fait moins réjouissant. Beaucoup d’enfants
quittent la catéchèse après la première communion et les effectifs deviennent plus faibles après l’entrée en sixième. D’où un certain nombre de questions: la catéchèse est-elle assez visible? Est-ton assez imaginatif pour
la faire connaître? Les 90 heures qui lui sont accordées, en moyenne, pour
la vie entière sont-elles suffisantes?
On constate par ailleurs que les enfants arrivent à des âges très divers
en catéchèse. le choix d’y participer ou non revient très vite au jeune
lui-même. Au total, c’est la catéchèse de l’enfance qui bénéficie de la
plupart des efforts consentis, non sans peine, puisque le recrutement des
catéchistes est de plus en en plus difficile. Leur nombre atteignait
128’000 en 1994 dont 90% de femmes. Certains diocèses ont recours à des
animateurs épisodiques. Le Comité de la catéchèse se félicite par ailleurs
de l’excellent travail fourni par le Centre national de l’enseignement religieux (CNER) et de son action de soutien aux nombreuses revues de pédagogie catéchétique.
9 séminaristes seulement à la Mission de France
La Mission de France, pour sa part, est toujours en attente de son évêque depuis le départ de Mgr André Lacrampe à Ajaccio. La Conférence épiscopale lui a confié, lors de son assemblée plénière à Lourdes de 1980, trois
orientations: présence missionnaire, effort de réflexion de la foi, contribution à l’Eglise diocésaine. Les membres de la Mission de France sont actuellement au nombre de 257 qui vivent pour la plupart en habitat collectif
dans les banlieues. De plus en en plus de prêtres de la Mision de France
travaillent à mi-temps, dans les professions de la santé et de la formation. Ils s’efforcent aussi d’assurer une présence missionnaire dans les
secteurs dynamiques qui sont la communication, les médias, l’hôtellerie et
le tourisme.
Au plan théorique, la Mission de France axe ses recherches sur le thème
«Chercher un langage juste de l’espérance aujourd’hui», en convergence avec
le rapport de Mgr Claude Dagens sur «La proposition de la foi dans la société actuelle». Le dynanisme de la Mission de France se trouve freiné par
la moyenne d’âge de ses prêtres: 65 ans. Elle ne compte actuellement que 9
séminarites dans ses rangs. Son service «jeunes» s’efforce de remédier à
cette désafectation en assumant une présence lors des grands rassemblements
de jeunes comme Planète Mission, Taizé ou encore «Le fraternel».
Le Père Paul Destable, secrétaire du Comité épiscopal pour la solidarité
a pour sa part précisé que le groupe de concertation pour le Liban, suite à
la visite du patriarche maronite en France en novembre 1994, a publié un
communiqué appelamt à un soutien de l’enseignement du français au Liban. La
mise en oeuvre du protocle concernant les relations entre le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) et le Secours Catholique est réjouissante, a déclaré encore le Père Destable. Cette collaboration réelle des deux principaux organismes caritatifs catholiques permet
désormais un travail commun sur des dossiers importants.
En outre, comme chaque année, les organismes du Conseil national de la
Solidarité ont publié leurs budgets. Soit 1,58 milliard de francs français
pour 1993. Dernier point abordé: Le Comité pour les relations internationales avec les autres Eglises catholiques. Plusieurs fois annoncé, ce comité
se fait attendre. Le Comité pour la solidarité a demandé avec instance au
Conseil permanent de l’épiscopat qu’il soit mis en place dans les meilleurs
délais. (apic/jcn/ba)



