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apic/Congrès/Primauté du pape

Rome: Congrès sur la primauté du pape (051296)

Les actes de ce symposium (2 au 4 décembre) seront publiés intégralement

Rome, 5décembre (APIC) Jean-Paul II souhaite que soit reconnue la mission

authentique du successeur de Pierre pour qu’elle soit vraiment «principe et

signe visible de l’unité entre tous les chrétiens». C’est ce que souligne

un communiqué de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, publié jeudi

dans la foulée du Symposium qui s’est déroulé au Vatican du 2 au 4 décembre

sur «la primauté du successeur de Pierre». En cause, selon le communiqué,

une saine intelligence de l’articulation entre primauté et collégialité.

Une présentation des différents aspects de la question sous les angles

exégétique, historique et théologique a débouché sur la conclusion que la

primauté tient à la mission donnée à Pierre par le Christ, qui se continue

dans l’évêque de Rome. «La primauté, dit le communiqué, est la continuation

dans le ministère de l’évêque de Rome des prérogatives conférées par le

Christ à Pierre en relation avec son Eglise».

La charge du diocèse de Rome est donc bien liée à la sollicitude pour

l’Eglise universelle. «Le Pape, en tant que successeur de Pierre, exerce la

«sollicitude pour toutes les églises»«, précise encore le communiqué.

Qu’en est-il alors de la collégialité ? La primauté et la collégialité

épiscopale ne sont pas «juxtaposées», et pas davantage «opposées»: la primauté est incluse dans la collégialité, explique le communiqué. «La nature

collégiale de l’épiscopat inclut en fait la fonction primatiale», ajoute-til, et c’est pourquoi le ministère de Pierre est «au service de l’unité de

l’Eglise». Or, unité et mission, c’est un tout. Ce service de l’unité des

chrétiens est ainsi en «lien étroit» avec «la mission d’évangélisation».

Les actes du symposium seront publiés intégralement. Ils constitueront

la base d’un «approfondissement ultérieur» de la part de la Congrégation

pour la Doctrine de la Foi.

La première journée du symposium était consacrée au fondement biblique

et au sens dogmatique de la primauté et de la succession, la seconde au

rapport entre primauté et collégialité, tandis que la troisième a examiné

les interventions faites par l’évêque de Rome au cours des deux millénaires

chrétiens concernant les églises particulières, et a mis en relief les différentes formes qu’a pris dans l’histoire l’exercice de la primauté.

Le but du congrès était, conformément à la volonté de Jean-Paul II, de

revoir les modalités d’exercice du ministère de Pierre en vue de contribuer

à l’unité des chrétiens. Dans son encyclique du 25 mai 1995 «Ut unum sint»

sur l’engagement oecuménique, Jean-Paul II soulignait que cet engagement

était «une des priorités pastorales» de son pontificat. Et abordant la délicate question du «ministère de l’unité», il invitait les responsables ecclésiaux et leurs théologiens à instaurer avec lui «un dialogue fraternel

et patient» en vue de «trouver une forme d’exercice de la primauté ouverte

à une situation nouvelle, mais sans renoncement aucun à l’essentiel de sa

mission». (apic/imed/pr)

5 décembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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