Inde: le Dalai Lama envisage de transférer le siège du gouvernement en exil
apic/Dalai Lama
Des tensions entre la population locale et la (200694)
communauté tibétaine à l’origine de la décision
Dharmasala, 20juin(APIC) Le gouvernement en exil du Dalai Lama pourrait
quitter Dharmasala, petite ville située dans l’Etat d’Himachal Pradesh, au
nord de l’Inde, où il avait installé son siège en 1959. Actuellement en
butte à l’hostilité de la population locale, victimes de plus des éléments
naturels (tremblements de terre), les Tibétains pourraient choisir Bangalore, dans le sud de l’Inde, comme nouveau siège du gouvernement en exil.
La tension est encore montée d’un cran après le meurtre d’un adolescent
de Dharmasala par un Tibétain le 22 avril dernier. Et la ville a été le
théâtre de violences graves qui ont provoqué d’importantes destructions matérielles.
Le Dalai Lama avait été obligé de fuir le Tibet envahi par les troupes
chinoises. Le gouvernement en exil s’étant alors fixé à Dharmasala. A la
même époque, quelque 100’000 Tibétains se sont réfugiés en Inde. Ils sont
maintenant dispersés en de nombreux camps dans tout le pays. La ville du
nord de l’Inde est le centre le plus important.
Depuis plus de trente ans, les Tibétains ont gardé leur identité ethnique et culturelle. Ils ont aussi prospéré sur le plan matériel. Ce qui ne
fait pas l’affaire de tout le monde. Les frictions avec la population locale se sont multipliées au cours des années. Elles sont parfois encouragées
par certains partis politiques d’extrême-droite.
A la suite des dernières violences, le Dalai Lama est sur le point de
prendre une décision: «Je dois faire face à un tremblement de terre humain.
Le moment est venu pour moi de quitter Dharmasala». Exprimant de plus son
intention d’installer sa communauté dans le sud de l’Inde. En 1960 et 1988,
ce sont d’authentiques tremblements de terre qui avaient infligé d’importants dégâts matériels à la communauté tibétaine et le Dalai Lama avait
déjà pensé rejoindre cette ville.
La population de Dharmasala accuse les jeunes Tibétains de s’adonner à
la drogue et de contribuer à corrompre la jeunesse hindoue. Les responsables du gouvernement tibétain en exil accusent à leur tour les politiciens de la région d’être à l’origine des troubles. Les réfugiés tibétains
ont construit plus d’une centaine de temples et de monastères en Inde.
(apic/eda/pr)



