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apic/Doctrine Foi/Evêque Amérique latine
Amérique latine: Rencontre entre les épiscopats
et de la Congrégation pour la doctrine de la foi (140596)
Rome, 14mai(APIC) Les évêques responsables des Commissions doctrinales
des Conférences épiscopales d’Amérique latine ont rendu compte, dans un
communiqué publié en ce début de semaine Rome, de la rencontre tenue du 6
au 10 mai à Guadalajara, au Mexique, avec une délégation de la Congrégation
pour la Doctrine de la Foi (Rome). Présidée par le cardinal Ratzinger, la
réunion a été l’occasion de passer en revue différentes questions théologiques, abordées «dans un esprit de collégialité épiscopale».
Premier thème: «le désaccord, y compris chez les catholiques», sur des
problèmes éthiques quotidiens, comme «le respect de la vie humaine à toutes
ses étapes»; les législations qui, «en contraction avec les valeurs morales», sont favorables à l’avortement; la stérilisation de masse comme moyen
de contrôle de la population et celle des handicapés; l’euthanasie, la
transexualité, la problématique des «genres» (ndlr: le mot «genre», employé
dans le document final de la Conférence de Pékin, pose un problème d’interprétation au St-Siège, pour qui le «genre» ne peut être compris qu’en référence à «l’identité sexuelle biologique» de l’homme ou de la femme).
Les évêques jugent «préoccupante» la quantité des embryons congelés, qui
«attendent un destin incertain» et parlent à ce propos de «futur génocide».
Ils «n’ont pas pu ignorer» la très grave question de l’épidémie du sida,
«reflet d’une société qui n’assume pas la sexualité dans sa dimension authentiquement humaine», et pour laquelle on propose «des solutions insuffisantes qui ne vont pas au fond du problème».
Concernant «le terrible fléau» de la drogue et du narcotrafic», qui touche «tous les pays d’Amérique latine», les évêques relèvent «l’implication
indigne du pouvoir politique». Ils mettent en cause «la tentation de l’argent facile», qui rend «encore plus complexe la situation économique déjà
difficile du continent». En effet, «le modèle mercantile appauvrit nos populations de jour en jour», écrivent-ils.
Autre sujet de préoccupation: «la prolifération des sectes fondamentalistes et des nouveaux mouvements religieux» Le New Age constitue «un défi
pastoral urgent», car il tend à devenir «une religion sans Dieu».
Un dernier point abordé par les évêques est «l’accompagnement de la réflexion théologique à partir du monde indigène et afro-américain», qui peut
être , disent-ils, «une alternative au réductionnisme de différentes anthropologies, avec des tendances à l’archéologie et à l’instrumentalisation
folklorique et touristique». (apic/imed/pr)



