Dans le dernier numéro de la lettre d’information des évêques de France (SNOP), le jésuite Bernard Matray, membre du Département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres, à Paris, aborde la question du clonage.
APIC-Dossier
Le Père Matray est membre de la Délégation de l’épiscopat pour les questions morales concernant la vie humaine. Ce groupe d’experts est rattaché à la Commission doctrinale des Evêques de France présidée par le cardinal Pierre Eyt.
Le Père Bernard Matray fait le point
La pratique du clonage humain est-elle pour demain ?
Paris, 2 avril 1997 (APIC) L’annonce par des biologistes écossais de la réussite d’une expérience de clonage de mammifères a soulevé l’émoi général. Porté à la connaissance du grand public, l’événement de l’existence de >, clone de brebis fabriqué en laboratoire et génétiquement identique à sa seule mère, a été ressenti d’emblée comme porteur d’une question grave pour l’avenir de l’humanité : la pratique du clonage humain est-elle pour demain ?
Le 27 février dernier, la revue anglaise > a publié les résultats des travaux d’une équipe de biologistes écossais qui a réalisé au cours de l’année 1996, au profit d’une firme pharmaceutique subventionnée par des fonds publics, le clonage de mammifères adultes.
Depuis, les prises de position publiques se sont multipliées ? : les plus nettes sont venues, d’une part, d’autorités politiques de haut niveau, promptes et unanimes à éveiller la vigilance face au risque d’extension à l’homme d’une pareille technique, et, d’autre part, d’autorités morales et religieuses. Le clonage humain leur est apparu comme totalement inacceptable au plan éthique. Dans la communauté scientifique, des réactions se sont manifestées, pour la grande majorité d’entre elles catégoriquement opposées à la perspective d’étendre à l’homme la pratique du clonage, sans que, cependant, n’ait été formulé un rejet unanime.
Mirage ou réalité ?
Où est la nouveauté de la situation créée par la fabrication d’un mammifère cloné ? Au plan scientifique, cette fabrication manifeste que la maîtrise des techniques de clonage a progressé en direction des espèces animales supérieures et qu’elle s’étend désormais aux mammifères – dont l’homme fait partie. Elle révèle, en même temps, une diversification de ces techniques : jusque là réalisée à partir de transferts de noyaux d’une cellule embryonnaire à une autre, le clonage devrait, sous réserve de confirmation des expériences écossaises, pouvoir se faire aujourd’hui en utilisant le noyau d’une cellule adulte injecté dans un ovocyte énuclée. Il est ainsi apparu que, même après la différenciation cellulaire, un noyau cellulaire garde une aptitude d’organisateur du développement embryonnaire.
Expérimenté depuis les années 50 avec succès relatif sur des amphibiens, ainsi perfectionné et performant sur des mammifères , le clonage semble possible dans toutes les espèces.
Rien n’indique aujourd’hui qu’une impossibilité technique soit susceptible de maintenir l’homme à l’écart de ces pratiques, d’autant qu’au même moment, dans plusieurs autres secteurs de la biologie touchant notamment à la reproduction, les spécialistes savent que l’espèce humaine est l’une des plus dociles aux diverses manipulations qui peuvent être exercées sur elle. De l’animal à l’homme, il n’y a qu’un pas. Voici qu’il est techniquement pensable de le franchir aussi dans le domaine particulier du clonage.
D’autre part, la fabrication artificielle de > met en lumière de façon toujours plus vive, s’il en était encore besoin, la force des dynamismes internes qui traversent la culture de la société occidentale : en matière de bio-médecine, le double courant indissociable de la curiosité scientifique et de l’ingéniosité technicienne ne se reconnaît guère de limites. En France, la création d’un Comité Consultatif National d’Ethique en 1983 a trouvé là sa justification explicite. Or, leurs témoignages le prouvent, le clonage humain est d’ores et déjà explicitement accepté par certains spécialistes de la biologie et il semble tout aussi admis, mais de manière plus implicite, par ceux qui s’appuient , pour en conjurer le danger, sur la seule infaisabilité technique actuelle. La conscience de l’extrême précarité d’une barrière technique, qui serait capable d’interdire, à elle seule, l’application à l’homme des techniques de clonage, est plus conforme aux enseignements de l’histoire récente.
Les enjeux du clonage
Si la question du clonage humain ne se pose déjà pratiquement plus en terme de faisabilité technique, elle se pose par contre, et plus que jamais, en terme d’acceptabilité éthique.
Fondamentalement, la question éthique est celle d’une attitude responsable à laquelle l’homme d’aujourd’hui doit se tenir dans l’affrontement qu’il connaît avec le fantasme de toute-puissance et de maîtrise sur la vie dont il est habité. Le clonage humain apparaît comme l’ultime mise en œuvre de cette maîtrise.
Concrètement, ce fantasme peut nourrir deux types de projets : -celui de concevoir et de conduire jusqu’à la naissance un être qui soit génétiquement semblable à un géniteur unique ; celui de fabriquer, dans une perspective utilitaire, un semblable à soi-même, qui aurait le rôle de remplaçant de >, c’est-à-dire d’éventuel fournisseur de moyens thérapeutiques.
Produire son semblable
En soi, la perspective de donner naissance un jour à son strict identique suscite spontanément l’horreur. C’est cette issue possible du clonage qui, dans l’annonce de la fabrication de >, a le plus profondément bouleversé l’opinion publique. Elle a conduit à évoquer le délire de >. Il s’agit bien, en effet, du fantasme de maîtriser la génération humaine en instaurant, pour elle, une autre loi : celle de la production du semblable par le semblable. Cette nouvelle loi n’inscrit plus l’individu dans la loi humaine de l’altérité des sexes, de la reconnaissance mutuelle et de la filiation par lesquelles chacun est mis dans la possibilité de constituer son identité personnelle. Le clonage met au monde un individu sans vérité dans son origine : en lui, rien ne parle sinon la folie de la dérive narcissique mortelle de son auteur. Le clonage vient à bout de la différence. Là où il n’y a plus de différence, il n’y a plus d’identité, mais emprise et violence déshumanisantes.
Ainsi orienté au projet de fabriquer l’identique, le clonage doit être interdit, comme destructeur de la société et des personnes, par des dispositions explicites du droit, aux plan national et international. Une vive répulsion face à une telle dérive s’est manifestée aujourd’hui de façon spontanée et presque unanime dans la société mais elle ne dispense pas d’élaborer des dispositions juridiques qui garantissent l’avenir.
La réduction à l’utilitaire
La justification du clonage humain apparaît déjà plus insistante dans une autre perspective plus spécieuse car plus utilitaire : le clonage ouvre à la possibilité de concevoir des embryons humains au patrimoine génétique contrôlé dans le but d’en obtenir des cellules ou des tissus compétents au plan thérapeutique. Qu’il s’agisse de l’utiliser comme source de matériel disponible pour des greffes ou comme agent de synthèse d’une molécule défaillante chez un receveur, l’embryon humain est en passe de devenir un outil thérapeutique performant. Il est alors tenu pour un moyen mis au service d’une fin qui lui est extérieure. A l’origine, la manipulation qui utilise un ovocyte humain et le féconde par un noyau cellulaire organisateur d’un développement embryonnaire, ne peut s’appréhender, au plan éthique, que comme un passage par le stade initial d’un processus de génération humaine, qui appelle, à ce titre, au respect dont l’embryon humain doit être honoré.
Un tel respect de l’embryon humain reste l’une des exigences les plus difficiles à faire reconnaître dans notre société. Les espoirs thérapeutiques véhiculés par le clonage ne font que rendre le statut de l’embryon encore plus précaire.
Etre responsables
Le clonage des mammifères et ce qu’il annonce comme conséquences possibles sur l’homme et la société humaine réactive la vocation de tous à choisir une attitude responsable. Il revient à la communauté scientifique de ne pas susciter ni entretenir un brouillage des repères qui contribue à biffer la dimension d’altérité qui marque le commencement de toute existence humaine. Sans les clarifications nécessaires, l’avenir est grevé de toutes les formes de violence et d’arbitraire, dont les plus faibles sont habituellement les victimes désignées. Il incombe au pouvoir politique d’assurer un état de droit qui garantisse le respect des personnes.
Il revient aux traditions religieuses de témoigner pour une vérité de l’homme qui maintienne son ouverture à la transcendance et interdise d’en réduire la génération à un processus pervers de fabrication. (apic/snop/fd)
Libéria: le conflit du siècle passé (020596)
APIC – Dossier
Quand les anciens esclaves devenus maîtres
attisent la haine pour des générations
Monrovia, 2mai(APIC) 200’000 morts en quelques années de conflits sanglants, plus d’un million de réfugiés. Le Libéria est encore et toujours
divisé en factions rivales. Le pays, terre d’asile il y a plus d’un siècle
et demi pour les esclaves libérés d’Amérique du Nord, paie un lourd tribu
aux erreurs du passé qui attisent les haines d’haujourdhui. Notre dossier,
avec Fides, l’agence d’information de la Congrégation pour l’évangélisation
des peuples.
Libéria, où «terre de liberté». Le nom donné au premier Etat indépendant
d’Afrique n’avait pourtant rien de trompeur pour les premiers Libériens,
20’000 anciens esclaves noirs d’Amérique rapatriés en 1821. Trompeur? Dans
ce pays dont le nom évoque non seulement la liberté des individus mais encore un climat de sécurité et de paix, le conflit couve depuis plus d’un
siècle. Permanent et sanguinaire, avec des alternances…
Les dernières violences ont éclaté le 6 avril dernier. Elles s’inscrivent dans le prolongement du «nouveau» conflit qui ravage le pays depuis
décembre 1989, et qui a déjà fait plus de 200’000 morts. Le 6 avril en effet, des combats ont opposé les milices fidèles à Johnson à celles qui appuient Taylor et Kromach. Les combats entre factions rivales redoublent
d’intensité ces temps. Et des centaines de civils affluaient à nouveau ces
jours vers le même camp de Greystone, qu’ils avaient pourtant quitté la semaine dernière durant le cessez-le-feu. Le enième depuis six ans.
Les combats et les pillages de commerces et de maisons d’habitation ont
contraint les 2’000 étrangers présents sur le territoire à quitter le pays.
Plus de 20’000 civils libériens ont trouvé refuge dans le grand parc de
l’ambassade américaine. Les témoignages en provenance de Monrovia, capitale
à nouveau dévastée, faisaient état peu après le 6 avril de plusieurs centaines de blessés… et de cadavres abandonnés dans les rues où commencent
à se répandre les maladies contagieuses. La violence a contraint les organisations humanitaires à bloquer leurs actions. La capitale manque d’eau,
de vivres et de médicaments.
Les luttes fratricident n’épargnent rien ni personne. Pas même les Eglises. L’archevêque catholique de Monrovia, Mgr Michael Kpkala Francis a dû
quitter le pays pour se réfugier en Sierra Leone. A trois reprises, des
groupes d’homme en armes sont entrés à l’archevêché pour piller et menacer.
La Firestone: un Etat dans l’Etat
Bordé par L’océan Atlantique, avec au nord-ouest la Sierra Leone, la
Guinée au nord et la Côte d’Ivoire à l’Est, le Libéria a une superficie de
111’369 km2 pour une population de 2,6 millions (1990).
Le sous-sol ne possède ni pétrole ni charbon. Il est en revanche riche
en uranium, en or, diamant, cuivre et zinc. Les industries sont peu développées, même si le pays compte la plus grande plantation de caoutchouc du
monde. Une plantation qui appartient à la multinationale Firestone, considérée comme un Etat dans l’Etat. Avec son organisation autonome de sécurité, sa propre gare, son chemin de fer, sa radio. Sans parler de son aéroport et de sa banque bien entendu.
Cacao, café, huile de palme, banane et riz complètent la production
agricole du Libéria, qui peut se targuer de posséder la flotte marchande battant pavillon sous ses couleurs du moins – la plus nombreuse. Près de
40% des navires marchands du monde entier. Pour des raisons fiscales, à défaut de sécurité souvent. Et au grand dam des mouvements écologistes.
L’Histoire pour comprendre les histoires…
Tenter non de comprendre mais de cerner les causes des haines qui déchirent et ravagent le pays depuis plus d’un siècle n’est pas chose aisée.
Mais l’histoire est d’un grand secours. Pour constater d’abord et entre autres que les luttes d’aujourd’hui opposent les descendants d’esclaves noirs
rapatriés d’Amérique aux autochtones. A leurs descendants plutôt. Qui voient en «ces fils de rapatriés» ni plus ni moins que des colons.
L’histoire du Libéria d’aujourd’hui commence avec l’»American Colonization Society», une organisation «philantropique» fondée aux Etats-Unis
d’Amérique en 1816. Qui pense faire de cette partie de terre d’Afrique – la
côte de la Guinée – la nouvelle patrie des esclaves de couleur qui venaient
d’être affranchis. De vastes terrains furent alors achetés par des membres
de cette société, lesquels commencèrent à traiter avec les chefs locaux
jusqu’à la conclusion d’un accord, le 13 avril 1821.
Des groupes d’esclaves libérés ne tardèrent pas à débarquer dans ce
«nouveau pays». Le nom de «Libéria» n’ayant été trouvé que six ans plus
tard, en 1827, par un pasteur protestant. L’»American Colonization Society», comptait dans ses rangs des hommes politiques importants, dont le président James Monroe. D’où le nom de la capitale fondée en 1821: Monrovia.
Le rapatriement des anciens esclaves fut considéré comme un acte normal
de réparation envers ses populations réduites à l’esclavage par les blancs.
Mais l’acte cachait en partie seulement la vraie raison, à savoir éviter
des problèmes sociaux et politiques trop graves si un nombre trop important
de noirs libres restait aux Etats-Unis.
Les anciens esclaves deviennent maîtres: l’apartheid avant l’heure
Il aura fallu 26 ans, depuis le premier débarquement des nouveaux
citoyens, pour assister à la naissance proprement dite de l’Etat du Libéria, le 26 avril 1847. Le premier président de la République indépendante
de l’Afrique, Joseph Roberts, s’engagea tout d’abord à détruire le commerce
clandestin des négriers dans les régions avoisinantes. Mais la première erreur, sans doute porteuse de haines à répétition entre générations, n’allait pas tarder à être commise. Puisqu’une des premières mesures du nouvel
Etat fut de refuser les droits civils à 16 tribus aborigènes, tenues dans
un état de sujétion. 16 tribus qui se virent par-dessus le marché refuser
la liberté de mouvement.
Sur cette terre qui devait être le modèle d’une «liberté pleine et authentique», allait s’instaurer de fait une situation d’apartheid. Somme
toute peu éloignée de l’esclavage, duquel était pourtant sorti les nouveaux
tenants du pouvoir. Cet état de fait dura plus d’un siècle et demi. Plus de
150 ans durant lesquels les afro-américains n’ont cessé de pratiquer une
politique de classe. En s’enrichissant grâce à l’exploitation des populations autochtones.
Au début du XXe siècle, la République, endettée jusqu’au cou, était au
bord du gouffre. Son indépendance, alors menacée, fut toutefois renforcée
grâce à l’habileté politique du président Blynden, originaire des Antilles.
Qui trouva dans les rapports avec les Etats-Unis, un développement nouveau.
Ce développement des rapports économiques avec les grandes entreprises américaines allait être repris par le président afro-américain William Tubman,
arrivé au pouvoir en 1943. Cette politique n’allait pas tarder à accroître
encore la différence entre le niveau de vie des afro-américains et le reste
de la polpulation. En 1976, commencèrent les premières grèves, et l’année
1979 vit éclater les premiers graves incidents à Monrovia, au cours desquels la police massacra 32 personnes et en blessa au moins 200.
Les faux cessez-le-feu et les vrais appels aux armes
Le 12 avril 1980, un aborigène, le sergent Samuel Doe, allait prendre la
tête d’un coup d’état. Il fit passer devant le peloton d’exécution une
grande partie du précédent gouvernement, après des procès sommaires. De
nombreuses familles de descendants des anciens esclaves libérés, passèrent
de nouveau l’Atlantique. Mais en sens inverse cette fois. Par peur des conséquences du coup d’état.
Le nouveau gouvernement de Doe était composé de militaires et de membres
du Parti progressiste populaire et du Mouvement pour la justice en Afrique.
A défaut de pouvoir créer un Etat où les aborigènes pourraient enfin accéder aux domaines économiques, politiques et sociaux, Sanuel Doe se limita à
amener au pouvoir sa propre ethnie, les Khram, en se comportant de manière
cruelle et atroce. N’hésitant pas à éliminer ses propres compagnons de «révolution».
Les années qui ont suivi ont été dominées par des complots contre Samuel
Doe, ainsi que par des représailles et des affrontements armés pour éviter
les tentatives de révolte. Le 23 décembre 1989, la neuvième tentative de
coup d’état marquait le début des combats de Charles Taylor et de Prince
Johnson, à la tête de 5’000 rebelles en armes. Le 9 septembre 1990, Samuel
Doe était assassiné après avoir été torturé. Pendant que Prince Johnson se
proclamait président.
Les six dernières années ont été pour le Libéria des années tragiques de
guerres civiles. Qui ont coûté la vie à 200’000 personnes et fait plus d’un
million de réfugiés. Les différents accords entre les factions en lutte
n’ont pas permis de résoudre les problèmes, de rétablir la situation et de
donner un gouvernement au pays. Cela malgré la médiation de l’ONU et l’intervention d’autres forces internationales.
Le 20 août 1995 enfin, un nouvel accord de paix, le 12e, était signé à
Abuja, dans la capitale du Nigéria, par les chefs des principales factions
en lutte. Cet accord prévoyait le désarmement des milices irrégulières et
la constitution d’un Conseil d’Etat provoisre, qui devait nommer un gouvernement «ad intérim» et préparer ainsi le terrain aux élections
présidentielles prévues en août prochain. L’accord a cependant fait long
feu. Une fois de plus. L’ordre d’arrestation, lancé par le Conseil d’Etat
contre Roosevelt Johnson, ancien ministre des régions rurales et membre
d’un groupe de combattants de l’ethnie khram accusé d’homicide, aurait dû
être le signal manifestant l’autorité du Conseil d’Etat libérien (organe
exécutif collégial de transition) mis en place après les accords de Cotonou
le 25 juillet 1993. Il provoqua au contraire un soulèvement ethnique qui
coalisa les Khram contre Taylor et Kromah, tous deux vice-présidents du
Conseil d’Etat provisoire et adversaires de Johnson. Les armes ont repris
de plus belle, alors que l’on tentait avec peine d’entreprendre les négociations en vue d’un 13e cessez-le-feu.
Les derniers affrontements, en date du 30 avril, ont fait échouer la
tentative amorcée par le secrétaire d’Etat adjoint américain pour les Affaires africaines, George Moose, de prendre contact avec les chefs de faction. Ce dernier est rentré à Washington, après avoir enregistré l’échec de
de sa mission qui était de renforcer un processus de paix. Un de plus.
Avant le nouvel appel aux armes. (apic/pierre rottet, avec fides)
ENCADRE
Les descendants des afro-américains constituent le 10% de la population.
Malgré le développement de l’instruction publique et privée durant ces dix
dernières années, les analphabètes représentent 65% de la population. La
religion officielle était le christianisme dans les périodes de stabilité
politique, mais une partie importante de la population est musulmane, et
les autres sont de rites traditionnels animistes. Quant aux catholiques,
ils ne représentent guère que le 3,4% de la population. L’Eglise catholique
est particullièrement présente dans les domaines de l’éducation et de l’assistance, avec des jardins d’enfants pour 5’700 écoliers, 36 écoles primaires et 26 écoles secondaires, 1 hôpital, 17 dispensaires, 2 léproseries, 7
orphelinats, 1 maison pour personnes âgées et une autre pour personnes handicapées. (apic/fides/pr)



