Rome: Les cent jours de Benoît XVI

Apic dossier

Etat des lieux et bilan pour l’héritier de Jean Paul II

Hervé Yannou, I.Media, agence partenaire de l’Apic à Rome

Rome, 27 juillet 2005 (Apic) Le 19 avril 2005, le cardinal Joseph Ratzinger était élu 265e pape de l’Eglise catholique, sous le nom de Benoît XVI. Depuis cent jours, le pape porte l’héritage de son prédécesseur dont il a ouvert le procès en béatification. Durant ses trois premiers mois de papauté, il a maintenu un discours ferme sur la doctrine de l’Eglise mais aussi lancé les chantiers promis à son avènement, en particulier celui de l’oecuménisme. Etat des lieux, en ce centième jour.

Après les attentats de Londres au mois de juillet, le dialogue entre les trois religions monothéistes en vue de lutter contre le fondamentalisme religieux et le terrorisme, figure plus que jamais parmi les priorités du pontificat. La visite dans une synagogue et la rencontre du pape avec des représentants musulmans à Cologne les 19 et 20 juillet, lors de son premier voyage international pour les 20e Journées mondiales de la jeunesse, se veulent un signe fort.

Après ce rendez-vous des JMJ, le prochain événement important sera la réunion du Synode des évêques sur l’Eucharistie à Rome, au mois d’octobre. Elle permettra de voir comment le pape envisage la collégialité au sein de l’Eglise. Un autre grand moment encore attendu au Vatican est celui de la réforme de la curie et des nominations en son sein. Enfin, la première encyclique de Benoît XVI, sur laquelle il travaille actuellement, devrait paraître dans l’année. Jean Paul II avait publié la sienne cinq mois après son élection.

Un autre style

Si l’ancien gardien de la doctrine de Karol Wojtyla n’a pas encore totalement gagné les faveurs de la presse internationale, Benoît XVI a sans aucun doute remporté celle de nombreux fidèles. Ils se rendent en masse à ses apparitions publiques. Le style du nouveau pape est pourtant sobre, minimaliste – il a cependant parfois rompu le protocole en répondant au téléphone portable que lui tentait une personne handicapée venue le saluer lors de l’audience générale, ou en coiffant à la même occasion un casque de pompier -, mais très pédagogique. Il ne fera pas le pape à la manière de Jean Paul II. Certains signes ne trompent pas. Ainsi, il a décidé de ne plus célébrer lui-même les messes de béatification, revenant ainsi à la pratique d’avant 1971.

Benoît XVI voyagera aussi beaucoup moins. Il choisira, à la manière de Paul VI, des destinations bien ciblées pour délivrer son message. Après son premier voyage éclair en Italie, à Bari, fin mai, et après les JMJ de Cologne en août, il pourrait se rendre à Constantinople le 30 novembre pour y rencontrer le patriarche orthodoxe. Une visite déjà effectuée par Paul VI et Jean Paul II. Mais pour cette rencontre avec Bartholomé Ier, il faut l’aval d’Ankara, qui n’a sans doute pas oublié qu’avant son élection, le pape s’était personnellement exprimé contre l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

Un autre voyage fait partie des priorité de Benoît XVI: la Terre Sainte, où l’a invité Ariel Sharon. Mais lundi, Israël a fermement exprimé son regret que le pape ne l’ait pas nominalement désigné; parmi les Etats victimes du terrorisme, lors de l’Angélus du 24 juillet. Une protestation qui a provoqué l’étonnement au Vatican, voire plus, surtout si l’on tient compte que le nonce apostolique en Terre Sainte a été convoqué lundi au ministère des Affaires étrangères. A plus long terme, le pape pourrait se rendre en Espagne, au Canada, au Brésil et en Slovaquie. Reste aussi la Pologne et Cracovie, pour un nouvel hommage à son prédécesseur.

Fil rouge du pontificat

Moins charismatique que Jean Paul II, Joseph Ratzinger est avant tout un pape ’théologien’. «Le pape ne doit pas proclamer ses propres idées», avait-il déclaré au début du mois de mai en prenant possession de sa cathédrale de Saint-Jean de Latran. Il veut que les fidèles regardent l’essentiel, qui n’est pas sa personne, mais l’Eglise et Jésus-Christ. La curie voulait un chef moins médiatique que Jean Paul II. Moins de caméras et plus de discrétion donc, même si Benoît XVI s’est prêté plus facilement ces dernières semaines au jeu des caméras et des journalistes.

Le pape se livre avant tout à un travail de professeur. Les textes essentiels, il les écrit lui-même en allemand. Dans ses discours clefs, on retrouve l’intransigeance doctrinale du cardinal Ratzinger et le combat sans répit qu’il veut livrer contre le relativisme et le laïcisme de la société occidentale. Encore cardinal, le pape avait appelé les catholiques à être une «minorité créative» dans la société. Sur ce terrain, le référendum italien sur la procréation médicalement assistée et la prise de position de l’Eglise contre le mariage homosexuel en Espagne ont été des essais transformés.

Autre terrain de prédilection de Benoît XVI, l’oecuménisme et le dialogue avec les autres religions. C’est le fil rouge du pontificat. «Le troisième millénaire sera celui de l’oecuménisme» avait prophétisé le pape polonais. Benoît XVI s’est immédiatement attelé à la tâche. Le dialogue théologique avec les Eglises orthodoxes devrait reprendre à l’automne, grâce aux efforts du patriarche de Constantinople pour rappeler ses coreligionnaires à la table des négociations, après cinq ans d’interruption officielle, à la suite de la rencontre de Baltimore en 2000. Mais avec Moscou, le climat est «fraternel, sans être chaleureux», aux dires du cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, qui s’y est rendu en juin. De fait, le chef de l’Eglise orthodoxe russe Alexis II, habitué à soufflé le chaud et le froid, a assuré, jeudi dernier, qu’il «n’excluait pas» la visite du pape en Russie. Un vieux rêve. Mais elle est envisageable «à certaines conditions et si certains problèmes existants sont résolus»: le prosélytisme dont les orthodoxes russes accusent les catholiques et l’épineuse question de l’Eglise uniate en Ukraine.

Benoît XVI poursuit aussi le dialogue largement développé par Jean Paul II avec les juifs. Après un pape polonais, ce sera un pape allemand qui sera le second de l’histoire à pénétrer dans une synagogue, lors de son séjour à Cologne. Ce dialogue avec le monde juif fait partie de la lutte contre l’extrémisme religieux et le terrorisme, qui passe aussi obligatoirement par la rencontre avec l’Islam. Cela est encore un point faible du pontificat, même si Benoît XVI a vigoureusement condamné les attentats de ces dernières semaines. «Le terrorisme est irrationnel et, derrière les attentats, il n’y a pas un conflit de civilisations mais seulement des petits groupes de fanatiques», a-t-il déclaré la semaine dernière. Au lendemain des attentats de Londres, il avait aussi demandé aux terroristes de s’arrêter «au nom de Dieu». Mais, il l’a dit lui-même, sa première rencontre avec des membres de communautés musulmanes à Cologne, aura une «valeur de signal».

L’Asie, le continent du «troisième millénaire

Dans le champ diplomatique, Benoît XVI a tourné sa géostratégie vers le continent du «Troisième millénaire», l’Asie. Il y connaît quelques succès. En Chine, les arrestations d’évêques et de religieux se poursuivent. Mais selon le «ministre des Affaires étrangères» du Saint- Siège, Mgr Giovanni Lajolo, il n’y a pas «d’obstacle majeur» à l’établissement de relations diplomatiques. Le Vatican a d’ailleurs cessé de dénoncer systématiquement ces arrestations arbitraires depuis la mort de Jean Paul II.

Autre pays communiste avec qui le dialogue progresse, le Vietnam, où une délégation vaticane devrait se rendre en décembre. Une délégation vietnamienne s’est rendue discrètement à Rome à la fin du mois de juin. Une première depuis 1992. Benoît XVI n’oublie pas pour autant l’Afrique. Il a appelé le dernier G 8 à trouver des solutions valables pour y lutter contre la pauvreté et a confirmé la convocation d’un second synode sur l’Afrique au Vatican, sans en donner pour le moment la date.

Pour poursuivre cette politique et transmettre son message, il faut néanmoins au pape un gouvernement et une administration efficaces. Avant son élection, il s’était largement exprimé en faveur d’une réforme de la curie. Pour le cardinal Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, «le pape peut la faire et la fera probablement (.), parce qu’il en a parlé en tant que cardinal, ce qui signifie qu’il en a l’idée». «Naturellement», réformer la curie «ne signifie pas la bouleverser», mais il faut voir si «ses structures actuelles correspondent encore au temps d’aujourd’hui». Cette étude «devra être faite avec beaucoup de discrétion et très prudemment», estime le cardinal, tout en admettant que «cela dépend du pape et seulement de lui».

Le 1er septembre 1990, le cardinal Ratzinger, dans un discours tenu à Rimini en Italie, avait expliqué que «les structures» ne devaient «pas se substituer à l’Eglise», cette réflexion pouvant aussi «s’étendre à la curie romaine». Il s’était alors interrogé sur «la nécessité» de tous ses dicastères, évoquant les deux réformes qu’avait connues la curie depuis le Concile Vatican II (celle de Paul VI en 1967, puis celle de Jean-Paul II en 1988) et n’excluant pas de ce fait une troisième.

Vers plus d’efficacité?

Ainsi, Benoît XVI pourrait réformer plusieurs administrations pour plus d’efficacité, estiment de nombreux observateurs. Certaines fonctions pourraient être transférées d’un dicastère à un autre pour donner plus de logique et rationaliser l’activité des dicastères. Le Conseil pontifical pour les laïcs en absorbant plusieurs administrations, dont le Conseil pontifical de la famille, pourrait être transformé en Congrégation, ce qui lui donnerait une place plus importante dans l’organigramme du Saint-Siège. Cette Congrégation répondrait à un besoin urgent, face à la place croissante que les laïcs ont pris au sein de l’Eglise.

L’ensemble des moyens d’information et de communication du Vatican (L’Osservatore Romano, Radio Vatican, le Conseil pontifical pour les communications sociales et la Salle de presse du Saint-Siège) pourraient aussi être réunis au sein d’une préfecture. Quant au Conseil pontifical pour la culture, il pourrait être intégré à la Congrégation pour l’éducation catholique. D’autres changements pourraient aussi intervenir.

Par ailleurs, à l’heure actuelle, le pape a reconduit tous les responsables de la curie dans leurs fonctions, à deux exceptions près. Au poste clef de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il s’est désigné pour successeur l’archevêque de Chicago, Mgr William Levada. Un Américain qu’il connaît bien. C’était un signe fort attendu par une Eglise américaine ébranlée par les scandales pédophiles. Il a aussi nommée en Pologne, sur le siège de l’archevêché de Cracovie, l’omnipotent secrétaire particulier de Jean Paul II, Mgr Stanislaw Dziwisz. Dans le premier cercle de Benoît XVI, la coqueluche des médias est désormais son secrétaire Mgr Georg Ganswein. 48 ans, bavarois, sportif, ancien professeur de théologie à l’Université de l’Opus Dei à Rome. Il n’a pourtant pas le pouvoir de son prédécesseur.

Nominations attendues

Mais les choses ne devraient pas rester en l’état. Des nominations sont attendues prochainement ou pour l’automne. Elles devraient être suivies par le premier consistoire du pontificat qui verra la création de nouveaux cardinaux.

Beaucoup de membres de la curie ont dépassé ou vont bientôt atteindre l’âge de la retraite administrative, fixée à 75 ans. En premier lieu, le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Saint-Siège depuis 15 ans. Il fêtera ses 78 ans en novembre. De même que le cardinal Edmud Casimir Szoka, gouverneur de la Cité du Vatican, les fêtera le 14 septembre. Quant au cardinal Dario Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le clergé, il vient de fêter ses 76 ans. Les cardinaux Julian Herranz, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, et Stephen Fumio Hamao, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des itinérants, ont fêté leurs 75 ans en mars. Plusieurs cardinaux atteindront cet âge prochainement, dont le cardinal français Paul Poupard, président du Conseil pontifical pour l a culture, à la fin du mois d’août, et le cardinal Ignace Moussa I Daoud, préfet de la Congrégation pour les Eglise orientales, en septembre.

En dehors des cardinaux, d’autres postes pourraient changer de titulaire, dont celui de préfet de la Maison pontificale, tenu par l’américain Mgr James Michael Harvey, et celui de maître des célébrations liturgiques, tenu par Mgr Piero Marini. Dans ce jeu de chaises musicales, les pronostics vont bon train et les Italiens entendent ne pas perdre totalement la main sur l’appareil central de l’Eglise.

Benoît XVI a sans doute profité de ses vacances privées dans le Val d’Aoste qui s’achèveront le 28 juillet, pour préparer sa rentrée et ces changements attendus. Il a aussi mis à profit ses 18 jours de repos pour achever l’écriture d’un livre commencé il y a trois ans. C’est ce qu’a affirmé à la presse, le porte-parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls. Il n’a cependant pas révéler le contenu de se livre, ni quand il pourrait être publié. (apic/imedia/hy/pr)

27 juillet 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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Rome: Face aux vives réactions de Pékin, Rome nie la portée politique des canonisations

APIC – dossier

«Comment le Vatican pourrait-il canoniser des criminels?»

Rome, 1er octobre 2000 (APIC) Durant les jours qui ont précédé la canonisation des 120 martyrs du 1er octobre, les échanges entre le Vatican et Pékin se sont faits plus vifs. Réagissant aux vives déclarations de Pékin, Rome nie la portée politique des canonisations. «Comment peut-on imaginer que le Saint-Siège canonise des personnes coupables de grands crimes?» a affirmé le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Joaquin Navorro Valls.

La Chine a accusé le Saint-Siège de procéder à la canonisation de «criminels» et interprète ce geste comme un complot du Vatican visant à regagner le contrôle de l’Eglise catholique en Chine. Le Saint-Siège assure pour sa part que la portée de ces canonisations est uniquement religieuse et ne doit pas être interprétée sur un plan politique.

Tout au long de sa visite en Chine, du 14 au 21 septembre, le cardinal Etchegaray a pu entendre ses différents interlocuteurs se plaindre amèrement du choix fait par l’Eglise de canoniser ces 120 martyrs. Lors d’un entretien d’une heure et demie avec Ismail Amat, vice-premier ministre du gouvernement chinois, en charge des affaires religieuses et ethniques, le prélat français a entendu de son interlocuteur que la plupart de ces 120 martyrs «avaient été condamnés à mort pour avoir enfreint les lois chinoises à une époque où le colonialisme et l’impérialisme envahissaient la Chine».

«Ils ont commis des crimes monstrueux»

«La canonisation de ces missionnaires qui ont commis des crimes monstrueux» doit être reconsidérée «si le Vatican ne veut pas voir mis en danger les efforts que les deux Etats ont entrepris pour améliorer leurs relations», peut-on lire dans un communiquéé du ministère des Affaires étrangères chinois, en date du 22 septembre.

Le choix de certains de ces martyrs déplaît particulièrement aux autorités chinoises. En dénonçant ceux parmi les missionnaires qui se sont rendus «complices des impérialistes», la Chine fait sans doute référence, entre autres, au Père Auguste Chapdelaine, prêtre des Missions Étrangères de Paris dont la mise à mort en 1856 a servi de prétexte à Napoléon III pour intervenir, aux côtés de l’Angleterre, contre la Chine lors de la seconde guerre de l’opium et obtenir de nouvelles concessions.

«Une lecture unilatérale de l’histoire»

A ces accusations, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Joaquin Navorro Valls, a répondu le 26 septembre que ces canonisations ne revêtaient aucun caractère politique. «Les accusations lancées contre ces témoins sont le résultat d’une lecture unilatérale de l’histoire et d’une mystification, si aucune preuve concrète (de la culpabilité de ces martyrs) n’est fournie», a-t-il affirmé, ajoutant: «Commnt peut-on imaginer que le Saint-Siège canonise des personnes coupables de grands crimes?»

Mis à part le choix des personnes retenues pour ces canonisations, la date retenue pour cette cérémonie oppose le Saint-Siège et la Chine. Pour le Vatican, l’événement coïncide avant tout avec la fête de sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions et dont l’intérêt pour la Chine est connu. Pour les autorités chinoises, le 1er octobre étant l’anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, la canonisation des martyrs ce jour-là dénote la volonté du Vatican «d’encourager les catholiques chinois à se dresser contre leur gouvernement». Dans l’entretien qu’il a accordé à Radio-Vatican à son retour de Chine, le cardinal Etchegaray a admis que la concomitance des deux événements était «fort regrettable», qualifiant même l’incident d’»accident de parcours».

«Une pression sur l’Eglise patriotique»

Par ailleurs, différents témoignages montrent que nombre de catholiques «officiels», laïcs, prêtres, religieuses et évêques confondus, ne suivent pas l’Association patriotique et la Conférence épiscopale «officielle» dans leurs prises de position hostiles aux canonisations. Dans les provinces du Hebei, du Shanxi et du Shaanxi, convoqués à des réunions politiques, des prêtres ont refusé de critiquer les canonisations du 1er octobre.

Un évêque «officiel» a déclaré que les canonisations étaient «une chose glorieuse» et ne constituaient pas «une ingérence dans l’Eglise en Chine». Selon un jeune prêtre du Hebei, tous les 1er octobre, l’Eglise organise des célébrations spéciales à l’occasion de la fête de sainte Thérèse et de la fête nationale et cette année ne fera pas exception, «la tradition de l’Eglise ne devant pas être considérée d’un point de vue politique».

Selon l’agence de presse Fides, au moins 57 évêques de Chine continentale, officiels et non officiels, ont signé et envoyé au pape une lettre de soutien à la canonisation des martyrs.

Eviter la rupture totale

En lisant attentivement les communiqués des uns et des autres, les observateurs peuvent noter que, au-delà des mots utilisés, les deux parties semblent vouloir éviter une rupture totale. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, le 26 septembre, a évoqué, à propos de ces canonisations, «le plan que certains au Vatican essaient de mettre en place afin de regagner le contrôle de l’Eglise catholique». Le fait de dénoncer «certaines» personnes et non l’ensemble du Vatican laisse entendre que la volonté de négociation du gouvernement chinois en vue d’une normalisation de ses relations avec le Saint-Siège n’est pas entamée.

D’autre part, le cardinal Etchegaray est revenu de sa visite en Chine relativement optimiste pour l’Eglise en Chine. Selon lui, le temps rend les frontières «de plus en plus poreuses» entre la partie «officielle» et la partie «clandestine» de l’Eglise. Tout en affirmant que la question de l’ordination des évêques est un point crucial pour l’Eglise et pour l’Etat chinois, il a déclaré que l’histoire montre que des solutions raisonnables peuvent être trouvées «sous tous les climats politiques». (apic/eda/cip/fides/bb)

1 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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