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apic/Doyen de la Rote/ mariage chrétien
Pérouse: Ouverture de l’année judiciaire ecclésiastique (160197)
Le doyen du Tribunal de la Rote romaine voit dans la faiblesse
psychique de l’homme moderne, une des causes des échecs du mariage
Pérouse, (Italie) 16janvier (APIC) «La faiblesse de l’homme moderne, en
particulier psychique, est la cause de ses énormes difficultés à assumer
l’engagement chrétien dans le mariage». C’est ce qu’a déclaré le Doyen du
Tribunal apostolique de la Rote romaine, Mgr Mario Francesco Pompedda, lors
de sa leçon inaugurale intitulée: «Le mariage chrétien, entre intentionalité psychique et intentionalité sacramentelle», lors de l’ouverture de l’année judiciaire du tribunal ecclésiastique de Pérouse, en Ombrie (Italie).
Le mariage chrétien constitue, selon les termes de Mgr Pompedda, «un engagement à vivre la vie conjugale comme une donation totale de soi-même à
l’autre, dans un pacte volontaire et totalisant d’un amour authentiquement
humain». Or les jeunes actuels ont des difficultés particulières à vivre
cet engagement. Dans l’atmosphère angoissante de la société, le Doyen discerne un état diffus et quasi général de névrose qui engendre un homme
vraiment faible et qui manque d’assurance.
Avoir recours aux lumières de la psychiatrie et de la psychologie
Le Doyen de la Rote a attiré l’attention des juges, des avocats et du
modérateur du tribunal, l’archevêque de Pérouse, Mgr Giuseppe Chiaretti,
sur cette réalite nouvelle. Il les a invité à examiner, cas par cas, et à
avoir recours aux lumières de la psychiatrie et de la psychologie. Il ne
faut pas pour autant tomber dans le laxisme en déclarant la nullité de la
majorité des mariages contractés. Au contraire, Mgr Pompedda a tenu à reaffirmer la capacité de l’homme à donner à ces nouveaux défis des réponses en
consonnance avec sa dignité en tant que créé à l’image et à la ressemblance
de Dieu.
Autre question abordée par Mgr Pompedda: celle des baptisés qui refusent
l’enseignement de l’Eglise pour ce qui est des vérités révélées et la réalité sacramentelle du mariage. Doit-on exclure à priori la validité d’un
mariage célébré dans ces conditions ou au contraire affirmer de toute façon
l’efficacité du sacrement?
Après avoir examiné les aspects juridiques, le Doyen conclut en résistant à la tentation de ces deux extrêmes: ce qui compte, c’est la droiture intérieure. «Il semble que l’on puisse dire, affirme Mgr Pompedda, que
l’élément déterminant pour la validité d’un tel mariage n’est pas le motif
de la foi ou le motif profane qui pousse au mariage religieux, mais le sérieux et la sincérité intérieure avec laquelle on se laisse entraîner à
faire ce que demande l’Eglise». (apic/imed/ba)



