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Fribourg: Affaire des soi-disant écoutes (120796)

téléphoniques à la Conférence des évêques

A Coire, l’on en savait plus que l’on dit

Fribourg, 12juillet(APIC) Du nouveau dans l’affaire des soidisant «écoutes téléphoniques» à la Conférence des évêques suisses (CES), qui agite depuis quelques jours le landerneau ecclésiastique suisse. A Coire, des proches de Mgr Haas ont joué un

rôle plus actif que ce que l’on pensait.

L’APIC a en effet appris vendredi des faits nouveaux dans le

cadre de l’action en justice contre le journal catholique conservateur «Schweizerische Katholische Wochenzeitung» (SKWZ). Il en

ressort qu’à Coire, l’on n’est pas seulement seulement resté passif dans cette affaire. Ainsi, par deux fois au moins, l’article

de la SKWZ «dévoilant» les soi-disant écoutes téléphoniques a été

relu par un proche collaborateur de Mgr Haas, le chanoine Walter

Niederberger, ancien vicaire général.

L’article de la SKWZ du 7 juin parlait d’»écoutes téléphoniques» effectuées par le Père Roland-B. Trauffer, secrétaire de la

CES, au détriment de Maria Brun ex-attachée de presse de la CES.

Le Père Trauffer a porté plainte pour atteinte à l’honneur et demandé mercredi 10 juillet des mesures provisionnelles devant le

Tribunal civil de la Sarine.

En effet, dans le cadre de la séance du tribunal du mercredi,

l’APIC a appris que l’article litigieux du journaliste Christoph

Ebnöther a été expédié pour relecture à Coire non seulement le 5

mai, mais la dernière version composée par Ebnöther le 2 juin a

également été revue à Coire par le chanoine Niederberger le 3

juin.

La publication le 7 juin, à trois jours de l’ouverture de

l’assemblée de la Conférence des évêques, ne semble donc pas être

le fruit du hasard, d’autant plus que l’auteur de l’article souhaite que les évêques le cas échéant tirent les conséquences nécessaires découlant de l’»affaire des écoutes téléphoniques».

Entre les lignes, ce que le journaliste n’écrit pas mais suggère subtilement:»Le Père Trauffer doit partir!». En effet, ce

dernier est plutôt un observateur critique de ce qui se passe

dans le diocèse de Coire depuis la nomination de Mgr Haas. Ajoutons encore que l’auteur de l’article dénonçant le Père Trauffer,

pour donner davantage de crédibilité à un article qui n’avance

pas le début d’une preuve, affirme que le nonce apostolique à

Berne aurait été informé et qu’il aurait questionné le Père

Trauffer à ce propos.

Interrogée par l’agence APIC vendredi 12 juillet, la nonciature a confirmé une nouvelle fois qu’il est faux de prétendre que

le nonce, Mgr Karl-Joseph Rauber, avait eu connaissance de cette

affaire d’»écoutes téléphoniques» avant la publication de l’article de la SKWZ. (apic/job/be)

12 juillet 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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