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apic/EgliAssyrienne Accord
Rome: Comité mixte de dialogue théologique
entre l’Eglise catholique et l’Eglise assyrienne d’Orient (161095)
Vers la normalisation après 1’500 ans de querelles théologiques
Rome, 16octobre(APIC) Un an après la signature par l’Eglise catholique et
l’Eglise assyrienne d’Orient d’une déclaration christologique commune, un
comité mixte de dialogue a été mis en place. Un pas de plus vers la normalisation après 1’500 ans de querelles théologiques.
Le 11 octobre 1994, Jean-Paul II et Dinkha IV, patriarche de l’Eglise
assyrienne d’Orient, signaient à Rome une déclaration christologique commune mettant fin à 1’500 ans de querelles théologiques. Ce nouveau pas oecuménique complétait la normalisation entamée avec l’Eglise syro-malabare,
également de rite chaldéen, implantée en Inde.
Le conflit entre l’Eglise assyrienne d’Orient (nestorienne), qui compte
aujourd’hui quelque 500’000 fidèles, et le reste de la chrétienté remonte
au Concile d’Ephèse (431). L’Eglise assyrienne affirmait qu’il y avait deux
personnes en Christ (divine et humaine) et refusait de considérer Marie
comme la Mère de Dieu.
La déclaration commune de 1994 souligne que «Notre-Seigneur JésusChrist est donc vrai Dieu et vrai homme, parfait dans sa divinité et
parfait dans son humanité, consubstantiel au Père et consubstantiel à nous
en tout, hormis le péché.» Le Christ «n’est donc pas un ’homme ordinaire
que Dieu aurait adopté pour y résider et pour l’inspirer comme chez les
justes et les prophètes. Mais le même Verbe de Dieu, engendré par le Père
avant tous les siècles, sans commencement selon sa divinité, dans les
derniers temps est né d’une mère, sans père, selon son humanité. L’humanité
à laquelle la bienheureuse Vierge Marie a donné naissance a été depuis
toujours celle du Fils de Dieu lui-même».
Le document relève que les controverses du passé ont conduit à des anathèmes, portant sur des personnes et sur des formules. Il ajoute: «L’Esprit
du Seigneur nous donne aujourd’hui de mieux comprendre que les divisions
ainsi provoquées reposaient en bonne partie sur des malentendus». C’est
pourquoi «les Eglises catholiques particulières et les Eglises assyriennes
particulières peuvent se reconnaître comme Eglise soeurs».
Des points demeurant en discussion, l’accord prévoit l’instauration
d’une collaboration pastorale entre les deux Eglises dans le domaine de la
formation des futurs prêtres et laïcs responsables, ainsi que la mise en
place d’une commission théologique entre les deux Eglises en vue d’éliminer
les obstacles qui empêchent encore la pleine communion. Celle-ci se réunira
pour la première fois du 22 au 24 novembre prochains. Les deux présidents
sont l’archevêque Mar Narsai de Baz, vicaire patriarcal et métropolite du
Liban (où il réside), de Syrie et d’Europe, et Mgr Pierre Duprey, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. (apicjmg/pr)



