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Rome: «L’Eglise respecte les religions et les cultures» (160194)

Document du Vatican sur les religions traditionnelles

Rome, 16janvier(APIC) L’Eglise respecte les religions et les cultures

traditionnelles et souhaite préserver tout ce qui est positif en elles.

Telle est le sens du message adressé par le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux aux présidents des conférences épiscopales d’Asie,

d’Afrique, des deux Amériques et d’Océanie.

Sous le titre «L’attention pastorale envers les religions traditionnelles», le document précise d’abord les questions terminologiques. On appelle

traditionnelles les religions qui ne sont pas répandues dans le monde, mais

«sont demeurées dans leur environnement culturel d’origine». Le terme traditionnel ne se réfère pas à quelque chose de statique ou d’impossible à

changer, mais dénote plutôt ce lien local. L’expression de religions traditionnelle est à utiliser de préférence à d’autres désignations qui ont parfois des connotations négatives tel paganisme, fétichisme ou animisme.

Parmi les aspects présents dans la plupart des religions traditionnelles, on peut retenir la croyance en un Etre suprême, assortie de celle en

des êtres intermédaires où sont rangés souvent aussi les ancêtres; l’absence d’une révélation écrite et d’un fondateur. Le document du Vatican met en

relief aussi le sens très fort du sacré qui imprègne toute la vie, à tel

point qu’il est souvent difficile d’établir une distinction entre des éléments strictements religieux et des coutumes locales. Les apsects négatifs

des religions traditionnelles sont connus, remarque le Conseil pontifical:

«des idées inadéquates concernant Dieu, la superstition, la peur des

esprits, une morale répressive par un droit qui peut aller jusqu’à des sacrifices humains».

Malgré la remise en question qu’est la rencontre avec le christianisme,

la culture occidentale et la technologie, «l’influence des religions traditionnelles demeure importante, particulièrement dans les périodes de crise». Elle se manifeste dans la double observance de certains chrétiens et

dans la naissance de nouveaux syncrétismes comme aux Caraïbes. «L’Eglise

respecte les religions et les cultures», elle souhaite préserver tout ce

qui est positif. C’est pourquoi le pape a encouragé maintes fois les indigènes à demeurer des autochtones authentiques. Dans ses discours au Canada

en 1984, aux Etats-Unis en 1987, en Australie en 1986 et à St-Domingue en

1992, précise le document.

Après des études approfondies menées par des spécialistes en étroite coopération avec chaque conférence épiscopale, on peut découvrir dans les religions traditionnelles des éléments que le christinanisme peut adopter ou

adapter, annoblir et purifier, et déterminer ceux qui doivent être rejetés

avec une attention constante accordé au danger de syncrétisme. C’est un

aspect-clé de l’inculturation. Le dialogue, conclut le document, est toujours nécessaire dans le respect et l’ouverture, même s’il ne faut pas en

cacher les ambiguïtés, car «il peut parfois apparaître comme un sceau d’approbation donné à ces religions».

Il faut garder à l’esprit plusieurs points-clés doctrinaux. A savoir la

nature révélée du message que le Christ nous a apporté, le rôle central de

Jésus-Christ, la position irremplaçable de la Bible et de la tradition,

l’unité de l’Eglise, le rôle du succeseur de Pierre au sein de la communion

des Eglises locales avec l’Eglise de Rome et entre elles. (apic/sv/mp).

16 janvier 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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