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Guatémala: Les Eglises d’Amérique centrale (201096)
invitées à mettre en place «une culture de paix»
Collaboration oecuménique améliorée
Antigua, (Guatémala) 20octobre (APIC) De façon inattendue, la participation commune des Eglises chrétiennes au processus de paix en Amérique centrale a produit de beaux fruits oecuméniques. Une constatation confirmée
par Miguel Palacios, prêtre anglican guatémaltèque qui s’est beaucoup investi dans les négociations de paix. Dans une interview, il a déclaré : «En
travaillant ensemble, nous avons fait tomber certains murs.»
La «rencontre oecuménique pour la paix en Amérique centrale» a réuni, à
Antigua, au Guatémala, lors des deux premières semaines d’octobre, plus de
50 participants catholiques et protestants du Panama, du Costa Rica, du Nicaragua, d’El Savador, du Honduras, du Guatemala et du Mexique. La rencontre avait été organisée sous les auspices du Conseil des Eglises d’Amérique
latine (CLAI), du Conseil oecuménique des Eglises (COE), de la Fédération
luthérienne mondiale (FLM) et du Conseil national des Eglises du Christ aux
Etats-Unis.
Pour Raquel Zelaya, membre de la délégation gouvernementale du Guatémala
aux négociations de paix, les Eglises de son pays ont acquis un rôle prépondérant «en accompagnant les victimes du conflit».
«Nous sommes sortis d’un hiver oecuménique»
«Les Eglises ont un rôle fondamental à jouer, dans ces dernières phases
du processus, alors que nous abordons les thèmes de la réconciliation, du
pardon et du repentir», a encore souligné Raquel Zelaya. Lors de la session
d’ouverture, Felipe Adolf, secrétaire général du CLAI, a souligné que la
rencontre, «moment historique de la vie de l’Eglise» de la région, avait
montré que les Eglises d’Amérique centrale sortaient d’»un hiver oecuménique». Il a appelé les participants à s’engager dans «un dialogue, non seulement d’idées, mais aussi de dons spirituels, tous au bénéfice de nos
Eglises et de nos sociétés».
Les participants, dans la déclaration finale, affirment que les Eglises
de la région ont «accompagné le processus de paix avec patience, persévérance et engagement. Ils appellent les chrétiens à mettre en place «une culture de paix» en Amérique centrale.
L’aide internationale au développement au Guatémala pourrait être coupée
après la signature d’un accord de paix entre le gouvernement guatémaltèque
et l’Union révolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG). Telle est du
moins l’opinion de Miguel Palacios. «Pour les organisations internationales, le temps de paix n’est pas aussi important que le temps de guerre», at-il fait observer à l’Agence de nouvelles d’Amérique latine et des Caraíbes (ALC). «La guerre est une entreprise fructueuse, facile à vendre. Il
n’en est pas de même avec la paix.»
Plusieurs organisations d’entraide européennes envisageraient déjà de
porter leur attention – et assistance – à Cuba après la conclusion du traité de paix au Guatemala, a conclu le prêtre anglican.
Le gouvernement guatémaltèque et les guérilleros ont signé un accord important en septembre à Mexico, ouvrant ainsi la voie à la signature d’un
accord final qui, selon le ministre des Affaires étrangères guatémaltèque,
Eduardo Stein Barillas, cité la semaine dernière en Suède, pourrait intervenir en décembre de cette année. (apic/eni/ba)



