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Palestine:Les chrétiens auront 3 sièges (071295)
sur 82 dans le futur «Conseil palestinien»
Un quota qui réjouit les chrétiens de Terre Sainte
Jérusalem, 7décembre(APIC) Le Conseil de l’autonomie palestinienne, dont
les 82 membres seront élus le 20 janvier prochain, comprendra trois sièges
réservés aux chrétiens. Ce quota garantit, au niveau de cet organe doté de
pouvoirs législatifs et exécutifs, la présence de la minorité chrétienne
(estimée à environ 2%) des territoires restitués à l’autorité palestinienne.
L’instauration d’un quota, «dans la ligne de ce qui existe dans les autres pays arabes», est considérée comme «très positive» par les chrétiens
palestiniens. Les responsables palestiniens, Yasser Arafat en tête, tiennent à ce que les chrétiens soient pris en considération dans les structures du futur Etat palestinien, a déclaré jeudi à l’agence APIC Mgr Lutfi
Laham, vicaire patriarcal grec-melkite catholique de Jérusalem.
«Personne n’a la volonté d’exclure les chrétiens»
«Nous recevons chez eux un très bon accueil, nous connaissons personnellement toutes les personnalités palestiniennes, qui tiennent à notre présence», note Mgr Laham. D’ailleurs, les chrétiens palestiniens ont largement fait leur part pour la libération du peuple palestinien. «Toutes nos
institutions de santé et d’éducation ont toujours été au service de la population. Sur les six universités palestiniennes, par exemple, deux sont
chrétiennes:Bir Zeit et Bethléem. L’autonomie palestinienne n’est en aucun
cas une menace pour les chrétiens de Terre Sainte, personne n’a la volonté
de nous exclure», souligne Mgr Lutfi Laham.
L’hebdomadaire palestinien «Jerusalem Times», dans sa dernière édition,
souligne que la Palestine a toujours été un pays de dialogue religieux et
de tolérance entre chrétiens et musulmans. Le journal relève que les chrétiens ont souvent joué un rôle de premier plan en Palestine. Certes, admet
le «Jerusalem Times», il paraît au premier abord non démocratique d’accorder un certain nombre de sièges à un groupe particulier, mais cela offre
une sécurité pour les chrétiens. Le journal exprime l’espoir que cette disposition encourage les émigrés chrétiens – qui sont nombreux à avoir quitté
Jérusalem et les territoires occupés – à revenir au pays.
S’il existe bel et bien des problèmes dans le quotidien des relations
entre chrétiens et musulmans, ce sont les mêmes que l’on traite aussi dans
le cadre du Synode des évêques sur le Liban qui se tient actuellement à Rome. «Pour les Palestiniens, ce sont les mêmes problématiques concernant la
coexistence et la signification de l’apport chrétien dans les pays arabes,
mais ce sont des problèmes au niveau de la société, qui ne sont pas directement influencés par l’existence ou non de structures étatiques». (apicbe)



