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apic/encyclique/ Vergauwen
Fribourg: l’oecuménisme est un mouvement irréversible (300595)
Commentaire du président de la Commission pour l’oecuménisme de la CES
Fribourg, 30mai(APIC) Pour le Père Guido Vergauwen, professeur à
l’Université de Fribourg et président de la Commission pour l’oecuménisme
de la Conférence des évêques suisses, l’aspect le plus remarquable de la
nouvelle encyclique de Jean Paul II est son caractère personnel. Utilisant
souvent le «je», le pape parle en tant qu’évêque de Rome pour rappeler le
chemin parcouru depuis Vatican II et l’engagement nécessaire de tous les
baptisés sur la voie de l’oecuménisme.
Paraissant deux ans après le ’Directoire pour l’application des principes et des normes sur l’oecuménisme’, publié par le Conseil pontifical pour
l’unité des chrétiens, l’encyclique ne se veut pas un exposé théorique sur
les questions oecuméniques, mais plutôt comme le rappel que le mouvement
oecuménique est source de force pour un engagement dans le troisième millénaire, remarque Guido Vergauwen.
Le document insiste sur le caractère irréversible de l’engagement oecuménique de l’Eglise catholique, note le théologien dominicain. L’oecuménisme n’est pas un appendice quelconque qui s’ajoute à l’activité traditionnelle de l’Eglise. Au contraire il est partie intégrante de sa vie et de
son action.
Selon le terme de Jean Paul II, «l’oecuménisme authentique est une grâce
de vérité». D’où l’importance attribuée à la notion du dialogue. Guido Vergauwen cite le texte de l’encyclique: «On avance ainsi sur la voie qui conduit à la conversion des coeurs au rythme de l’amour qui se porte vers Dieu
et en même temps vers les frères.» Ce dialogue comporte aussi un examen de
conscience qui doit porter à la reconnaisance des fautes qui ont conduit à
la séparation.
Guido Vergauwen relève en outre l’insistance du pape sur les relations
avec les ’Eglises-soeurs’ d’Orient et les références nombreuses du texte au
travail du Conseil oecuménique des Eglises et à sa Commission «Foi et
Constitution». Un approfondissement de thèmes comme le caractère
sacramentel et l’autorité de l’Eglise, ou la succession apostolique, reste
nécessaire. Le texte reconnaît aussi l’importance des contributions des
théologiens, des facultés de théologie et des commissions oecuméniques.
Aux yeux du théologien, les déclarations sur le rôle de l’évêque de Rome
dans le service de l’unité sont un autre aspect significatif de cette encyclique. L’évêque de Rome exerce son autorité comme héritier de la mission
de Pierre et comme témoin de l’expérience apostolique de Paul dans un ministère de miséricorde. Sa primauté est un témoignage de la vérité comme un
service de l’unité. Le Père Vergauwen souligne l’importance mise par le pape sur la collégialité des évêques.
Enfin le professeur Vergauwen rappelle que l’encyclique souligne l’importance du témoignagne commun des chrétiens allant parfois jusqu’au martyre. (apic/com/mp)




