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Espagne: Un prêtre «Défenseur du peuple andalou»
Une initiative du monde politique (210596)
Madrid, 21mai(APIC) Un prêtre andalou a été officiellement pressenti par
les milieux politiques pour assumer la charge officielle de «Défenseur du
peuple andalou», une charge dont il pourrait être investi d’ici un mois.
Dire que l’initiative plaît aux milieux de l’Eglise serait exagéré. A
l’évêché de Cadix, on ne cache pas sa surprise.
José Chamizo, curé de la paroisse San Bernardo à Estacion de San RoqueTarrajillas, dont la candidature a fait l’unanimité de tous les partis politiques, s’est signalé par son combat contre la drogue et la marginalisation à Cadix. Il est le fondateur de deux centres qui s’occupent de la défense des mineurs. Le premier est ouvert aux familles en crise, le second
est une communauté thérapeutique pour toxicomanes.
Le porte-parole de l’évêché de Cadix n’a pas caché sa surprise: «Que ce
soit des groupes politiques que vienne le souhait de proposer une charge
institutionnelle telle que celle de «Défenseur du peuple» à un prêtre qui,
en cette qualité, a déjà pris une option très concrète en faveur des pauvres, voilà qui ne manque pas de surprendre. Notre désir est que, s’il assume la charge qu’on lui propose, l’engagement et la dénonciation permanente
de José Chamizo dans la lutte contre la drogue ne soit pas soumise à des
restrictions ou réduite au silence».
Cette réaction a suscité la protestations de quelques communautés chrétiennes, de prêtres et de plusieurs journaux. Le vicaire général de Cadix,
Enrique Arroyo, a toutefois signalé que «l’évêché ne voit aucun inconvénient à ce que le Père Chamizo assume cette charge s’il le juge opportun».
José Chamizo, qui est âgé de 47 ans, entend faire du «Défenseur du peuple» «une figure plus sociale que politique», a-t-il confié à l’hebdomadaire «Vida Nueva». «La loi stipule que le Défenseur du peuple ne recevra
d’instructions d’aucune autorité et qu’il remplira ses fonctions en toute
indépendance. De toutes façons, j’évaluerai mon activité régulièrement. Si
je vois que je l’accomplis, je continuerai, sinon, je remettrai ma démission». (apic/cip/pr



