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Espagne: Les évêques dénoncent la corruption (030395)

Attention aux frustrations et à la méfiance à l’égard des institutions

Madrid, 3mars(APIC/CIP) Les évêques du comité permanent de la Conférence

épiscopale espagnole expriment leur «profonde préoccupation devant le climat de frustration, de soupçon et de désespoir qui règne aujourd’hui dans

le pays». Citant notamment la corruption, les évêques craignent que la méfiance des citoyens à l’égard des institutions démocratiques ne sème le désarroi.

Parmi les faits qui ont contribué à détériorer le climat social depuis

1990, date de la parution d’un document épiscopal intitulé «La vérité vous

rendra libres», les évêques citent la corruption, la gravité des enquêtes

judiciaires en cours – allusion, entre autres, à l’affaire du Groupe antiterroriste de libération (GAL) -, le chômage, la violence terroriste persistante et le relativisme moral, encouragé par certains médias et par les

décisions et les déclarations de certains «responsables» publics.

Face à la véritable «clameur sociale» provoquée par cette situation, les

évêques réclament une élévation du niveau moral de la société, ainsi qu’un

fonctionnement correct des mécanismes du système démocratique, afin de clarifier les faits et d’appliquer les mesures propres à empêcher les «comportements immoraux».

A travers un bref document, les évêques demandent aux responsables de la

vie publique et des institutions «des signes de crédibilité qui montrent

que, dans leur conduite, le service du bien commun prédomine sur les

intérêts personnels ou de groupe». Faute de tels signes, avertit le Comité

permanent de l’épiscopat, la méfiance à l’égard des institutions démocratiques risque de grandir et de semer le désarroi dans la société espagnole.

L’appel des évêques, qui, au-delà des catholiques, est adressé «à tous

les citoyens», est clair: il s’agit de «récupérer les valeurs morales» tout

en maintenant «la confiance dans les institutions».

Dans ce sens, le Comité permanent regrette que les dispositions réglementant l’enseignement de la religion dans les centres publics «laissent

cette matière en infériorité de conditions face à d’autres matières»… Une

solide formation éthique des élèves n’est plus assurée, déplore en conclusion le comité. (apic/cip/pr)

3 mars 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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