Le texte contient 38 lignes (max. 75 signes), 331 mots et 2534 signes.

apic/Estonie/consultation/Patriarcats de Moscou et de Constantinople

Estonie: Les paroisses orthodoxes

ont choisi leur Eglise de rattachement (270896)

Tallinn, 27août(APIC) Patriarcat de Moscou ou de Constantinople ? Tel

était le choix proposé aux prêtres et aux paroisses orthodoxes d’Estonie.

La question de leur future appartenance ecclésiale est désormais largement

résolue, indique le Patriarcat orthodoxe de Moscou. Le résultat de la

consultation auprès des prêtres, validée par une commission mixte des deux

patriarcats, entérine la situation de division: les paroisses russophones

seront rattachés à Moscou, les paroisses parlant estonien à Constantinople.

Seuls deux cas individuels restent à régler.

Une commission mixte des Patriarcats de Constantinople et de Moscou

s’est réunie la semaine dernière à Tallinn pour étudier la question de la

division de l’Eglise orthodoxe estonienne. Une consultation avait été

lancée en juin et juillet pour recueillir les votes des prêtres et des

laïcs. L’appartenance canonique future est déterminée par la langue: les

paroisses de langue estonienne ont voté pour le Patriarcat de

Constantinople, les paroisses russophones ayant opté pour le Patriarcat de

Moscou.

Le conflit sur le rattachement de l’Eglise orthodoxe estonienne, ouvert

en 1991, s’était envenimé en février de cette année, lorsque le patriarche

oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, avait voulu placer l’Eglise

orthodoxe estonienne sous sa juridiction. L’Eglise orthodoxe russe avait

alors rompu ses relations avec Constantinople. Le patriarcat oecuménique

avait accusé Moscou de lui «soustraire» l’Estonie, le rattachement de

l’orthodoxie estonienne à sa consoeur russe ayant été fait sous la

contrainte de Staline.

L’accession de l’Estonie à l’indépendance en 1991 avait déjà ravivé la

querelle intraorthodoxe. La Cour constitutionnelle estonienne avait

reconnue «l’Eglise apostolique orthodoxe estonienne en exil», détachée du

patriarcat de Moscou dans les années 20, comme l’héritière légale de

l’orthodoxie estonienne. Une partie des communautés estoniennes s’était

ralliée à l’Eglise en exil, se détachant du métropolite de Tallinn rattaché

à Moscou.

Une multitude d’appels et de demandes de réconciliation, issue de clercs

et d’intellectuels de toute l’orthodoxie, étaient alors parvenus aux deux

patriarches concernés. En mai, une commission mixte des deux patriarcats

avait alors convenu de consulter chaque paroisse individuellement.

(apic/kap/bl)

27 août 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!