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apic/Etats-Unis/Langage inclusif/Nécessité pastorale urgente

Rome:Bientôt une version «acceptable» de la Bible américaine (120397)

Le «langage inclusif» en question

Rome, 12mars(APIC) Les catholiques des Etats-Unis disposeront bientôt

d’une version «acceptable» de la Bible américaine. Depuis longtemps, les

évêques des Etats-Unis demandent pour des raisons pastorales l’approbation

«la plus rapide possible» par le Vatican du Lectionnaire de la Messe qui

s’inspire de l’édition révisée de la Nouvelle Bible Américaine. Cette dernière est une traduction américaine, qui prend en considération le «langage

inclusif».

Le Vatican et les évêques américains se sont finalement unis sur un projet revisé et des assurances ont été données que cette nouvelle mouture sera «en principe acceptable pour le Saint-Siège».

A l’issue d’une rencontre au Vatican du groupe de travail composé de représentants de la Conférence nationale des évêques catholiques américains

(NCCB) et des Congrégations pour la doctrine de la foi et pour le culte divin et la discipline des sacrements, tous les participants ont exprimé leur

«satisfaction des résultats obtenus», selon un communiqué de la salle de

presse du Saint-Siège.

Ce qui a fait problème à l’approbation de ce texte est notamment l’utilisation du «langage inclusif». Utilisé aux Etats-Unis, il est destiné à

éviter toute discrimination sexiste vis-à-vis des femmes dans le choix des

mots. Il s’est à plusieurs reprises heurté à la méfiance de la Congrégation

pour la doctrine de la foi. Les traductions américaines sont souvent soupçonnées de faire la part belle au «féminisme».

Un langage qui fait la part belle au «féminisme»

Le problème de l’utilisation du «langage inclusif» dans la liturgie est

brûlant au sein même de l’Eglise nord-américaine; c’est même devenu pour

certains secteurs «une nécessité pastorale d’une extrême importance». Dans

ce langage, on substitue par exemple la mention des seuls «hommes» par

«hommes et femmes», «mankind» par «humankind», etc.

Ce débat sur le «langage inclusif» a retardé de presque deux ans la publication du Catéchisme de l’Eglise catholique. Rome avait exigé que la

traduction (à l’évidence trop «féministe» aux yeux de certains) soit refondue dans un sens plus classique.

Un groupe de travail mixte composé d’évêques américains et de membres

des Congrégations romaines pour la doctrine de la foi et pour le culte divin et la discipline des sacrements a donc planché au début de cette année

sur le texte du Lectionnaire de la Messe, qui comporte les lectures de la

Bible choisies pour les célébrations de la messe.

La suggestion de mettre sur pied un groupe de travail avait été faite

lors d’une rencontre l’an dernier des sept cardinaux archevêques des EtatsUnis avec les préfets des Congrégations pour la doctrine de la foi et pour

le culte divin. Ils avaient sollicité cette rencontre à la demande du Comité administratif de la Conférence nationale des évêques catholiques des

Etats-Unis, et de son président, Mgr Anthony Pilla. Les débats ont porté en

particulier sur l’usage du «langage inclusif» et un accord unanime avait

été atteint sur les normes à suivre pour répondre aux besoins de ce langage

en fidélité avec le texte sacré et la doctrine de l’Eglise. (apic/cic/bolbe)

12 mars 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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