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apic/Etats-Unis/Ordination sacerdotale des femmes/Evêques
Etats-Unis:Les évêques catholiques débattent à (120796)
huis clos de l’ordination sacerotale des femmes
Washington, 12juillet(APIC) Réunis pour leur assemblée d’été,
les évêques catholiques des Etats-Unis «ont discuté de l’indiscutable»: l’ordination des femmes, révèle «The National Catholic
Reporter» dans son édition datée du 12 juillet.
Selon l’hebdomadaire catholique américain, informé par des
sources qui ont demandé de garder l’anonymat, l’échange a été
«animé». Un évêque a souhaité un dialogue plus large et plus discipliné sur la question.
A l’occasion de cette réunion, qui s’est déroulée du 20 au 22
juin à Portland, Mgr Anthony Pilla, évêque de Cleveland et président de la Conférence épiscopale, a encouragé ses confrères à
poursuivre la discussion dans des groupes régionaux, qui se réuniront plus tard dans l’année.
Ordination des femmes et intégration des «gentils»
La session s’est ouverte sur un exposé du P. Avery Dulles, jésuite de l’Université de Fordham, qui a rappelé la position officielle de l’Eglise. Un des premiers évêques à prendre ensuite la
parole a manifesté la «profonde préoccupation» de certains de ses
confrères, faisant un parallèle entre la question de l’ordination
des femmes et celle de l’intégration des «gentils» (païens) dans
l’Eglise du premier siècle.
Tons contestataires
Si trois évêques ont applaudi à l’exposé introductif du P.
Dulles, l’un se référant au «Catéchisme de l’Eglise catholique»
pour tenir pour acquis que tous les ordres sont réservés aux
seuls hommes, un évêque du Sud a dit constater, dans ses relations pastorales avec les fidèles, la difficulté de beaucoup à
accepter les arguments interdisant l’accès des femmes au sacerdoce ministériel. Il s’est demandé si Rome ne faisait pas un «usage
sélectif» de l’Ecriture, disant douter lui-même de la pertinence
des arguments selon lesquels cette interdiction ferait partie du
«dépôt de la foi».
Un autre évêque a observé qu’une «large majorité» des théologiens américains rejettent les arguments mis en avant par le P.
Dulles. Il a rappelé que, pendant des siècles, les théologiens
ont basé leur enseignement sur le présupposé selon lequel les
femmes étaient inférieures aux hommes et donc en état de sujétion
par rapport à eux. L’Eglise enseigne aujourd’hui que la femme est
l’égale de l’homme, a-t- il ajouté, et une problématique nouvelle
ne peut être abordée à partir des présupposés de l’anthropologie
traditionnelle.
Face à cette problématique, probablement «la plus critique à
laquelle l’Eglise ait à faire face», un intervenant a plaidé pour
une discussion plus approfondie et mis en garde ses confrères
contre un «vote de loyauté» trop rapide. D’accord pour un dialogue, a répondu un autre évêque, mais celui-ci ne peut impliquer
que la question est ouverte. (apic/cip/ncr/be)



