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Belgique: Exposition consacrée à «Remacle, l’Apôtre de l’Ardenne»
Une centaine de documents du VIIe au XIXe siècle (180895)
Spa, 17août(APIC/CIP) Une exposition consacrée à «Remacle, l’Apôtre de
l’Ardenne», a été ouverte vendredi 18 août à Spa, en Belgique. Celle-ci restera ouverte au public jusqu’au 17 septembre.
Depuis quelques années, l’Institut Royal du Patrimoine Artistique à Bruxelles a mené une campagne de restauration visant au traitement et au dégagement de la polychromie originale d’une remarquable statue de saint Remacle (bois sculpté, début du XVIe siècle) appartenant à l’église décanale de
Spa.
Le travail accompli fut d’une telle ampleur et le résultat d’une telle
qualité qu’il fut décidé d’organiser, à l’occasion du retour de l’oeuvre en
ses murs, une exposition consacrée – le thème en était tout indiqué – à
saint Remacle.
L’exposition rassemble une centaine de documents du VIIe au XIXe siècle.
Ils visent à illustrer, d’une part, les principaux faits historiques relatifs à saint Remacle et, d’autre part, à montrer les différentes facettes
de son culte. Sculptures sur bois, peintures, orfèvreries, textiles, médailles, manuscrits, gravures composent cette panoplie. Ces oeuvres proviennent essentiellement des lieux de culte situés en Belgique qui eurent
saint Remacle pour patron, principalement en Ardenne, mais également de musées (Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles, Musées communaux de
Huy, Verviers, etc.) et de plusieurs collections privées.
L’une des originalités de la manifestation est en outre qu’elle resitue
saint Remacle dans le contexte historique et archéologique de son temps.
Une section importante de l’exposition est en effet consacrée à une évocation de l’Ardenne à l’époque mérovingienne, celle dans laquelle vécut saint
Remacle, et aux premiers temps de la christianisation dans ces contrées.
Un catalogue de 130 pages, comprenant 90 illustrations, dont 25 quadrichromies, accompagne l’exposition. Dans une première partie, sept chapitres
retracent l’histoire d’une église et situent saint Remacle dans l’époque
mérovingienne, dans le «siècle des saints», dans l’art, dans le folklore,
et tracent le portrait hagiographique de saint Remacle; cette partie comporte également une étude de la statue de saint Remacle appartenant à
l’église de Spa. On trouve dans une seconde partie le catalogue de l’exposition.
Saint Remacle eut une vie assez semblable à celle de son contemporain et
sans doute compatriote saint Amand. Né vraisemblablement en Aquitaine à la
fin du VIe siècle ou au début du VIIe, il est entré jeune encore à l’abbaye
de Luxeuil, où il se forme à la règle de saint Colomban. En 632, il est appelé par saint Eloi pour gouverner le monastère de Solignac. Vers 650, il
fonde les monastères de Malmédy (à l’époque diocèse de Cologne) et de Stavelot (diocèse de Tongres), où il réside le plus souvent. On fixe généralement sa mort au 3 septembre d’une année entre 671 et 676. Dès le 25 juin
685, son successeur procéda à l’exhumation de ses restes, qui furent finalement placés près du maître-autel de Stavelot (dans l’actuelle province de
Liège). (apic/cip/pr)




