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apic/Exposition d’Icônes/Fribourg
Fribourg: Exposition d’icônes au Centre Ste-Ursule
Quand la prière devient images… et couleurs (260396)
Fribourg, 26mars(APIC) Près de 50 icônes réalisées par les participants à
un atelier et par leur animatrice, Agnès Glichitch, sont actuellement exposées au Centre Ste-Ursule à Fribourg. Ouverte lundi soir au public, cette
exposition peut être visitée jusqu’au 31 mars.
Une soixantaine de visiteurs ont participé à l’ouverture de l’exposition
et à la conférence d’Agnès Glichitch, peintre iconographe et Docteur en
histoire de l’art, qui a présenté les principes fondamentaux de l’iconographie.
Cette initiative constitue l’aboutissement d’un atelier qui a réuni au
Centre Ste-Ursule pour la seconde année consécutive 18 participants répartis en deux groupes. «Et les 3/4 d’entre eux se sont inscrits pour l’an
prochain», relève l’animatrice. Selon elle, cet art demande beaucoup de
temps. Il est une matérialisation de la prière.
Des codes précis
La démarche entreprise en atelier a permis aux participants d’entrer
progressivement dans la spiritualité de cet art. S’ils choisissent librement un modèle de base parmi ceux qui sont présentés par l’animatrice, il
n’est ensuite pas question d’en modifier le contenu.
Un tel exercice nécessiterait une plus grande maîtrise de cet art, soumis à des principes et à des codes précis. Les artistes en herbe pouvaient
par contre apporter par endroits leur touche de couleur. Un manteau de la
Vierge, cependant, doit rester pourpre, qui correspond à la couleur impériale de Byzance. Le Christ sera toujours vêtu d’un manteau bleu, expression de sa nature divine, et d’une tunique rouge, symbole de son humanité.
Mais s’il est représenté «en gloire», ses vêtements seront de lumière… de
couleur blanche ou orthodoxe.
L’exécution d’une icône relève autant d’une expression personnelle de la
foi que de la maîtrise technique. L’animatrice de l’atelier parle de cet
art comme d’une matérialisation de la prière. Certaines réalisations demandent beaucoup de temps. «Voilà près de deux ans que je travaille une oeuvre
d’un mètre de côté, représentant la Vierge entourée des mystères du Rosaire», dit-elle.
Impression du visage du Christ
Quelques modèles d’icônes entretiennent un certain mystère sur leur origine. A témoin la légende accompagnant celle de la Sainte Face, qui représente un visage du Christ «non fait de main d’homme».
Agbat, roi d’Edesse en Turquie, a envoyé un peintre auprès de Jésus.
L’artiste ne parvient pas à tirer le portrait du Christ. Celui-ci s’empare
d’un linge et l’applique sur son visage, qui s’y imprime. Ce linge est retrouvé à Constantinople au Xe siècle.
Il semble que cette légende trouve son origine dans l’histoire du StSuaire. Ce voile a disparu de Constantinople après l’invasion des croisés,
ce qui expliquerait sa présence en Italie et le développement, à cette époque, de la légende de sainte Véronique.
L’exposition est ouverte au Centre Ste-Ursule (Place Gerges-Python, à
Fribourg) de 9 heures à 21 heures. Des panneaux explicatifs sur les principes de cet art et sur les sujets représentés accompagnent les icônes. L’entrée est libre. (apic/bb/pr)



