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apic/Faculté de théologie de Lausanne/Femme

Une première à la Faculté de théologie protestante de Lausanne (121094)

Une femme, de sucroît catholique, est nommée professeur ordinaire

Lausanne, 12octobre(APIC) Pour la première fois, une femme occupera un

poste de professeur ordinaire à la Faculté de théologie protestante de

l’Université de Lausanne. Maya Burger, une laïque de confession catholique,

vient en effet d’etre nommée par le Conseil d’Etat vaudois pour succéder au

professeur Jacques Waardenburg à la chaire de science des religions. Elle

prendra ses fonctions en automne 1995.

Femme, laïque et catholique, la future titulaire de la chaire de science

des religions de la Faculté de théologie de Lausanne cumule les précédents.

Deux femmes enseignent déjà dans cette Faculté en tant que maître

d’enseignement ou maître d’enseignement et de recherche, mais Maya Burger

sera la première femme, non-théologienne de surcroît, à accéder à une

charge de professeur ordinaire. En outre pour la première fois dans les

annales de la Faculté, le corps professoral comptera un membre de

confession catholique.

Les qualités de scientifique de Maya Burger ont primé toute autre considération d’ordre confessionnel, précise le professeur Denis Mueller, doyen

de la Faculté. Une quarantaine de personnes suisses et étrangères avaient

fait acte de candidature. (apic/spp/be)

Encadré

Une spécialiste de l’hindouisme

Née en 1956 à Lucerne, Maya Burger a effectué ses études secondaires à Lausanne. Après avoir obtenu une licence en sciences sociales, elle a fait un

séjour post-grade à l’Université du Rajasthan, au nord-ouest de l’Inde où

elle s’est initiée aux langues (hindi et sanscrit) et à la philosophie indiennes.

Pendant deux ans, elle a entrepris sur le terrain des recherches qui

l’ont amenée à défendre en 1985 une thèse de doctorat intitulée «La force

de la tradition hindoue dans l’organisation villageoise d’aujourd’hui: deux

villages du Rajasthan». Elle a par ailleurs poursuivi sa spécialisation et

ses connaissances en langues indiennes à l’Université de Berkeley en Californie.

Maya Burger est actuellement première assistante au Département interfacultaire d’histoire et de sciences des religions (DIHSR) de l’Université de

Lausanne. Ce département associe les Facultés de théologie, de lettres ainsi que celle de sciences sociales et politiques. Elle est également depuis

1987 privat-docent à la section des langues et civilisations orientales de

la Faculté des lettres de Lausanne. Cette spécialiste des réalités indiennes prendra dès la rentrée d’automne 1995 la succession du professeur Jacques Waardenburg, expert de l’islam, dont le départ est motivé pour raison

d’âge. L’enseignement de l’islam ne sera pas abandonné pour autant, mais il

se fera désormais prioritairement à Genève, selon des accords de collaborations interfacultaires au plan romand. (apic/spp/be)

Encadré

Un précédent à la Faculté de théologie de Genève

Avant celle de Lausanne, la Faculté autonome de théologie protestante de

Genève a déjé innové en nommant une femme professeur ordinaire. Mme Petra

von Gemünden, théologienne allemande et pasteur luthérienne, occupe depuis

peu la chaire de Nouveau Testament. Des femmes occupent par contre des

postes dans le corps professoral intermédiaire. A cet échelon, on trouve

également des non-théologiens. La Faculté compte par ailleurs deux

professeurs adjoints de confession catholique. En ce qui concerne les

professeurs ordinaires, tous sont théologiens et ministres agrégés au corps

pastoral.

A Neuchâtel, aucune femme ne figure au nombre des professeurs ordinaires, mais on en trouve à d’autres échelons. Selon le règlement de la Faculté, les professeurs ordinaires sont «en principe» agrégés au corps pastoral

neuchâtelois, relève le professeur Pierre Bühler, doyen de la faculté. A ce

jour, la règle n’a pas connu d’exception. Plusieurs postes de chargés de

cours sont occupés par des non-théologiens. Un théologien catholique figure

en outre parmi les chargés de cours. Petites, les Facultés de théologie romandes ont développé de nombreuses collaborations sur le plan interfacultaire local, mais aussi à l’échelle romande, nationale, voire internationale. (apic/spp/be)

12 octobre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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