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apic/FAO/Saint-Siège/Discours

Rome: 28e session de la Conférence de la FAO (301095)

L’observateur du Saint-Siège réclame des réformes: sonnette d’alarme tirée

Rome, 30octobre(APIC) La FAO doit penser à se restructurer et à décentraliser son pouvoir de décision. Le représentant du Saint-Siège auprès de

l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’a

demandé, lors de la session de l’organisation, qui prendra fin à Rome le 2

novembre.

S’exprimant en fin de semaine dans le cadre de la 28e session de la Conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), ouverte à Rome le 20 octobre, Mgr Alois Wagner, observateur

permanent auprès de la FAO, a en effet tiré le signal d’alarme, estimant

qu’il est maintenant urgent de libérer l’humanité de la famine.

La diminution du budget de la FAO manifeste le désintérêt des donateurs.

Pour Mgr Wagner, il est impossible d’en rester là, vu les nouveaux défis.

«C’est une question de justice et de responsabilité internationale». Il

faut que la FAO ait les moyens de «remplir son mandat». Le sous-developpement et la pauvreté «qui conduisent à la faim et à la malnutrition» s’aggravent. Il est donc nécessaire, a souligné Mgr Wagner, de «renforcer l’action internationale» et de la FAO. C’est le moment de préparer les décisions du sommet mondial de novembre 1996.

Pour le représentant du Saint-Siège, les «masses rurales» ont droit à

«l’accès à la terre». Cela veut dire réformes agraires, distribution des

terres, et protection des droits des femmes. Selon Mgr Wagner, il convient

de restructurer la FAO elle-même, de décentraliser son pouvoir de décision

et de lutter contre la bureaucratie. (apic/imed/pr)

30 octobre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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