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Fatima: Rencontre internationale de prêtres (200696)

Rome, 20juin(APIC) Quelques 1’200 prêtres sont réunis à Fatima pour la

première des cinq rencontres internationales de prêtres qui seront organisées, chaque année d’ici l’an 2000, par la Congrégation pour le clergé.

La rencontre s’est ouverte lundi avec la lecture d’un message de JeanPaul II invitant chaque prêtre à renouveler sa consécration au Coeur de Jésus et au Coeur immaculé de Marie. Le pape a également fait remettre un

chapelet à chacun des participants, lors de la messe d’ouverture présidée

par le patriarche de Lisbonne, le cardinal Antonio Ribeiro, et concélébrée

par les cardinaux José T. Sanchez (Rome), O’Connor (New York) et Swiatek

(Minsk) et de nombreux évêques. La retraite se terminera samedi par le renouvellement des promesses sacerdotales.

Soeur Lucie, seule encore en vie parmi les trois petits bergers messagers de l’Apparition, a envoyé un télégramme assurant les retraitants de sa

prière, afin que la vie de chaque prêtre soit «un témoignage authentique de

Jésus Christ grand prêtre».

Le cardinal O’Connor, qui a prononcé la première conférence, a présenté

le prêtre comme un «prophète», qui ne recherche pas la faveur des gens mais

doit sans cesse rappeler au peuple de Dieu la gravité de la situation de

celui qui vit comme si Dieu n’existait pas. Dans une homélie, le cardinal

Swiatek a insisté sur l’exigence de la pureté d’une foi à proclamer comme

il y a deux mille ans, en évitant de rationaliser à l’excès, mais avec simplicité. «La croissance spirituelle et apostolique du peuple de Dieu et des

laïcs est également et nécessairement l’authentique croissance du ministère

presbytéral», a montré de son côté le cardinal Camillo Ruini, vicaire du

pape pour Rome, insistant sur l’identité du prêtre et sur la nécessité

d’une vie spirituelle intense, pour la croissance du peuple de Dieu. Il a

abordé aussi la question du célibat sacerdotal, pour recommander à chaque

prêtre d’avoir «le courage de couper chaque jour, sereinement, et non par

scrupule ou par peur de l’autre sexe, tout lien affectif qui semble devoir

l’être». Il a cité à ce sujet la boutade d’un évêque italien: «Je ne suis

pas célibataire, mais marié», lançait-il. «Comme évêque et comme prêtre, il

était l’époux de son Eglise», a expliqué le cardinal Ruini, en montrant que

«le choix de la chasteté représente vraiment le don de soi».

Retenu en Bosnie par une opération, le cardinal Franjo Puljic a fait

parvenir son témoignage. Un témoignage de joie: «Le prêtre est l’homme de

la joie. Ce n’est qu’en étant heureux de notre vocation et en elle, même

dans la douleur et les larmes, que nous serons crédibles», écrit- il, après

avoir dressé un bilan tragique en Ex-Yougoslavie: «Cette guerre a détruit

les deux tiers de l’Eglise catholique de notre région. Dans la seule ville

de Sarajevo, elle a tué 12.000 civils, en a blessé 60.000, atteint et détruit 610 églises, réduit de 528.000 à 200.000 l’effectif des fidèles catholiques, mais elle n’a pas anéanti la foi du peuple et des prêtres».

La soirée de mardi a été marquée par les trois heures du Chemin de croix

sur la route même où les trois Lucia, Jacintha et Francisco eurent en 1917

l’apparition de l’ange, puis celle de la Vierge. (apic/imed/pr)

20 juin 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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