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apic/Fédération catholique vaudoise/ finances
Morges: La Fédération des paroisses catholiques (091296)
du canton de Vaud se penche sur ses finances
Presque l’équilibre budgétaire
Morges, 9décembre (APIC) L’assemblée générale extraordinaire de la Fédération des paroisses catholiques du canton de Vaud, réunie au centre de congrès de La Longeraie à Morges, a consacré l’essentiel de son temps à l’examen du budget 1997 qui prévoit un excédent de charges de 430’000 francs sur
un total de plus de 11 millions de francs.
Bruno Vocat, président de l’Assemblée a, d’emblée, insisté sur l’attention particulière qu’il fallait porter aux forces vives de l’Eglise catholique en Pays de Vaud. Car, dans ce domaine, l’évolution est plutôt contrastée: Hier, le clergé vaudois représentait l’essentiel des professionnels de l’Eglise. Il était tout au plus entouré de quelques permanents
laïcs occupés principalement dans des tâches cantonales. «Aujourd’hui, la
moyenne d’âge des prêtres a augmenté et les charges pastorales se sont accrues, alors que l’effectif a diminué. Par contre, le nombre de permanents
laïcs ne cesse de croître. A ce jour, une centaine à comparer aux 130 prêtres inscrits sur la liste de l’Etat.
«Comment harmoniser au mieux la collaboration entre clergé et permanents
laïcs?, a-t-il poursuivi. Quelle est l’identité des laïcs engagés professionnellement dans l’Eglise ou celle des diacres, lesquels apparaissent
comme membres du clergé tout en manifestant des conditions de vie très laïques (pas de reconnaissance de l’Etat, dimension familiale avec les conséquences salariales qui en découlent?). Comment continuer à financer le salaire des permanents laïcs et prochainement des diacres, alors que l’une
des principales sources des recettes de la Fédération, à savoir la contribution de l’Etat sur les postes «prêtres» occupés, ira irréversiblement en
diminuant?». Sans pouvoir donner un réponse à ces interrogations, le président a souhaité que l’on garde à l’esprit la nécessité de bâtir la cohésion
dans la communion. «Il y va de la vitalité de notre Eglise et du témoignage
qu’elle veut apporter à notre société».
Budjet adopté à l’unanimité
Le vote du budget 1997, – qui prévoit un déficit de 430’000 francs sur
un total de 11’162’600 francs de charges – a été adopté sans commentaires
et à l’unanimité par les membres de l’Assemblée. Sur 72 paroisses, communautés linguistiques et institutions, 67 étaient représentées à La Longeraie. Jean-Marc Zwissig, responsable des permanents laïcs, adjoint au Vicariat épiscopal, a présenté à son tour les grandes lignes de la commission
chargée de définir un statut global pour les laïcs engagés dans l’Eglise du
Pays de Vaud.
Manque d’un organisme faîtier
Les membres de l’assemblée ont appris que le Conseil pastoral vaudois
préoccupé par les relations organe financier-organes pastoraux, avait nommé
une commission qui travaille depuis deux ans sur ce sujet. Mgr Pierre Bürcher, évêque auxiliaire, a expliqué de quelle manière l’Eglise catholique
dans le canton de Vaud se donnait les moyens d’harmoniser ses différentes
structures pastorales, administratives et financières. «Actuellement notre
Eglise vaudoise ne dispose pas d’un organisme faîtier apte à prendre, en
accord avec l’autorité diocésaine compétente, les décisions concernant la
partie vaudoise du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg». Ce manque, a
ajouté Mgr Bürcher, est ressenti au Vicariat, au Conseil du Vicariat, au
Conseil pastoral vaudois et au Conseil des doyens. Pourtant un tel lieu
existe pour les décisions communes aux deux diocèses – Lausanne, Genève et
Fribourg et le diocèse de Sion pour le district d’Aigle – qui ayant juridiction sur le canton de Vaud. Il s’agit du Conseil de l’Eglise. Notre démarche vise donc à réfléchir ensemble sur la place d’un organisme similaire».
Le président du Conseil de fondation de La Longeraie, Eric Favre, s’est
adressé à l’assemblée en se montrant optimiste et persuasif: «Vous tous
rassemblés ici à la Longeraie… vous êtes chez vous!. Du reste, je me
plais à rencontrer de plus en plus régulièrement, en ces lieux, un évêque
dialoguant avec un Conseiller d’Etat et un cadre supérieur de chez Nestlé
discutant avec une religieuse».
Amélioration appréciable des finances de «La Longeraie»
Eric Favre en a profité pour donner des chiffres réjouissants concernant
la progression du taux d’occupation de La Longeraie. De janvier à mai de
cette année, le taux d’occupation s’est situé à 22 %. Or, de juin à décembre, il est passé à 53%. Le chiffre d’affaires, pour sa part, a fait un bon
positif de 100% passant, pour la même période, de 482’000 francs en 1995 à
965’000 francs cette année.
Les délégués de la Fédération des paroisses catholiques du canton de
Vaud ont enfin écouté André Kolly, directeur du Centre catholique de radio
et de télévision (CCRT). Ce dernier a notamment rappelé que «l’homme était
fondamentalement un être de communication». La vraie culture de communication emprunte des chemins multiples, comme le langage discursif, symbolique
ou les expressions artistiques. L’Eglise a toujours tiré parti des médiations et des médias. De plus l’importance des médias pour chaque individu
peut être quantifiée aujourd’hui: En Suisse, par exemple, chaque personne
de plus de 15 ans passe en moyenne 300 minutes par jour, en contact avec la
lecture et l’audiovisuel. (apic/jcz/ba)



