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Rome: Accès des femmes à la prêtrise (191195)
La Congrégation pour la doctrine de la foi met les choses au point
La doctrine contenue dans «Ordinatio sacerdotalis» est irrévocaébe
Rome, 19 novembre(APIC) Le Vatican, par la voix de la Congrégation pour la
doctrine de la foi, a réitéré samedi le caractère «irrévocale» et définitif
du non-accès des femmes à l’ordination sacerdotale. «Ni aujourd’hui, ni à
l’avenir les femmes ne pourront devenir prêtres dans l’Eglise catholique,
écrit la Congrégation que préside le cardinal Joseph Ratzinger. Il ne
s’agit pas d’une question disciplinaire ou d’une querelle juridique dans
laquelle on peut avoir des opinions différentes, mais d’une question de
foi.
La réponse de la Congrégation pour la doctrine de la foi expose pour
quel motif il faut considérer comme «définitive» la doctrine exposée dans
la Lettre apostolique de Jean-Paul II «Ordinatio Sacerdotalis, du 22 mai
1994. Lettre dans laquelle le pape relevait: «Afin d’enlever un doute sur
une question d’une si grande importance, qui tient à la constitution divine
de l’Eglise, je déclare, en vertu de mon ministère de confirmer mes frères,
que l’Eglise n’a en aucune manière la faculté de conférer l’ordination sacerdotale aux femmes, et que cette sentence doit être tenue de façon définitive par les fidèles de l’Eglise».
Selon la Congrégation pour la doctrine de la foi, il ne s’agit pas d’une
discipline «discutable». Elle a été gardée de façon «constante et universelle» par la tradition de l’Eglise. Les documents les plus récents du magistère l’ont enseignée «avec fermeté».
Pourtant, note la Congrégation, l’exclusion des femmes du ministère sacerdotal semble être pour certains fidèles «une violence ou une discrimination» à leur égard. Les uns pensent que cette décision ne vient pas de la
«Révélation», de la volonté du Christ pour son Eglise, les autres se demandent quel type d’assentiment ils doivent à l’enseignement de cette Lettre.
La réponse du cardinal Ratzinger rappelle les documents qui ont déjà exposé les raisons de cette tradition (Inter Insigniores 15 oct. 76; Christifideles laici, n. 51; Mulieris Dignitatem, n. 26; Catéchisme de l’Eglise
catholique n. 1577). Il insiste ensuite sur la «vérite absolument fondamentale de l’anthropologie chrétienne»: «L’égale dignité personnelle entre
homme et femme, et la nécessité de surmonter et d’éliminer ’toute sorte de
discrimination dans les droits fondamentaux’ (Gaudium et Spes).
Il demande de tenir les deux choses ensemble sans les séparer, de façon
à découvrir qu’il n’y a pas de «contradiction entre ces deux vérites». La
«diversité» dans la mission ne contredit pas «l’égalité dans la dignité
personnelle». La «nature» du ministère sacerdotal, d’autre part, est d’être
un «service», et non pas «une position de pouvoir humain ou de privilège
sur les autres». Ceux qui le comprennent ainsi se trompent.
Les fondements de cette tradition? Le Christ choisit des hommes pour ses
apôtres, en dehors de tout conditionnement culturel ou sociologique. Et les
apôtres, puis l’Eglise au cours des siècles, ont transmis cette tradition.
Cette décision n’est aucunement «arbitraire», elle correspond à la «vérité
ontologique et anthropologique de la création des deux sexes». C’est pourquoi cette doctrine est «irrévocable». «Proposée infailliblement par
l’Eglise», elle appartient au «dépôt de la foi de l’Eglise».
Enfin, dit encore la Congrégation, on objecte que ce serait un obstacle
sur le chemin de l’oecuménisme. Au contraire, selon le Concile (Unitatis
Redintegratio) l’engagement oecuménique suppose «sincérité» et «clarté»
dans la «présentation de l’identité de sa propre foi».



