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apic/Finances de l’Eglise catholique

Vienne: les finances de l’Eglise expliquées (290894)

par le cardinal Castillo Lara

D’abord au service des Eglises pauvres

Vienne, 29août(APIC) Le cardinal José Castillo Lara, «ministre des Finances» du Vatican, est optimiste sur les ressources de l’Eglise catholique.

Lors d’une interview accordée à l’agence de presse catholique autrichienne,

Kathpress, il a affirmé que «l’Eglise n’a pas de dettes. Avec l’aide des

fidèles des Eglises locales du monde entier, elle peut remplir ses obligations. Son devoir n’est pas d’abord d’entretenir la structure de l’Etat du

Vatican, mais d’offrir de l’aide au monde entier».

Le cardinal, assurément, aurait souhaité une réalisation plus effective

des décisions du Concile Vatican II de la part de tous les catholiques.

Lors des mises en oeuvre du Concile, il y a eu quelques manquements en certains domaines. Ainsi la conscience que tous les chrétiens forment une seule Eglise en Jésus n’est pas encore entrée dans tous les esprits. Le lien

des Eglises particulières à l’Eglise universelle n’est pas encore assez

perçu dans certaines régions.

La communauté dans la foi ne devrait pas se vivre du bout des lèvres

seulement, mais se prouver aussi dans la pratique. Les dons financiers de

quelques Eglises particulières, demandés par le droit canon, sont un exemple concret pour la réalisation de la communion vécue dans le sens d’une

Eglise ouverte à tous, relève le cardinal. Le Vatican, avec le denier de

Saint-Pierre et les dons des diocèses, est mandaté pour pouvoir prendre en

main les multiples besoins, en particulier dans les pays pauvres. «Le pape,

la Curie romaine et les différents dicastères ecclésiaux travaillent pour

l’Eglise universelle et non pas pour les affaires du Vatican», assure le

cardinal Castillo Lara.

Alors que chaque Etat peut lever des impôts, le Vatican vit du soutien

financier, volontaire et nécessaire, des Eglises locales. Ces dons sont une

question de justice. Le ministre des Finances du Vatican a encore a protesté contre l’idée éculée d’un Vatican riche. L’Eglise en effet est riche en

oeuvres d’art dont la conservation et la restauration engloutissent des

sommes énormes, mais pauvre si l’on parle des liquidités quotidiennes.

L’idée que le pape dispose d’un capital propre n’est pas vraie. Il n’a pas

de compte personnel.

Le cardinal estime que l’on a fait beaucoup de bruit au début des années

80 autour de la banque du Vatican. Cette dernière a été rendue responsable

de délits à cause des manquements d’autres banques. Le Vatican n’a jamais,

comme on l’affirme parfois, mis une seule lire dans l’achat d’armes ou pour

soutenir le syndicat polonais de Solidarnosc. «Je peux assurer que cela est

absolument faux». A côté du collège des cardinaux qui exerce, depuis récemment, une surveillance sur les finances de l’Eglise, il existe un conseil

d’administration, composé de cinq banquiers de diverses nations, qui fait

des contrôles réguliers pour établir la nécessaire transparence. Nous

n’avons absolument rien à cacher», a conclu le cardinal. (apic/kpr/ba)

29 août 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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