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apic/FLM/ ordination des femmes
Genève: Les luthériens ne «céderont» jamais (261095)
sur la question de l’ordination des femmes
Une «précondition» pour l’unité avec les catholiques et les orthodoxes
Genève, 26octobre(APIC) La Fédération luthérienne mondiale (FLM) ne «cédera pas sur la question de l’ordination des femmes» pour parvenir à la
communion avec les Eglises catholique-romaine ou orthodoxes, a affirmé mercredi Eugène Brand. Le secrétaire général adjoint de la FLM s’adressait aux
participants à la Consultation internationale sur les femmes réunie actuellement à Genève.
Environ 65 % des 122 Eglises membres de la FLM admettent l’ordination
des femmes. L’Eglise catholique-romaine comme les Eglises orthodoxes, qui
représentent la majorité des chrétiens, ne l’acceptent pas. Eugène Brand a
relevé que la reconnaissance par les Eglises catholique-romaine et orthodoxes de l’ordination des femmes par les luthériens devrait être une «précondition» à la communion. Le terme précondition est très fort, a-t-il souligné, précisant la nécessité de parvenir d’abord à un accord sur le ministère
ordonné avant d’aborder la question de l’ordination des femmes proprement
dite.
Eugene Brand a été vivement applaudi par l’assemblée lorsqu’il a lancé:
«Nous ne devrions pas demander s’il est possible d’ordonner les femmes.
Nous devrions demander: ’Existe-t-il la moindre raison pour laquelle les
femmes ne devraient pas être ordonnées? La seule réponse est non.» «Nous
sommes persuadés que le fait de concevoir le ministère de cette manière est
une contribution que nous pouvons apporter au débat oecuménique», a-til
ajouté.
Même si la dernière Assemblée de la FLM, en 1990, avait appelé toutes
les Eglises membres à ordonner les femmes comme pasteures, la question de
l’ordination des femmes reste particulièrement controversée au sein de la
FLM. Surtout depuis que l’Eglise évangélique luthérienne de Lettonie a cessé d’ordonner des femmes après l’élection du conservateur Janis Vanags comme archevêque en 1993. Certaines Eglises qui ont ordonné des femmes sont
aujourd’hui tentées de faire marche arrière. (apic/eni/mp)



