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apic/Florence/9e Rencontre Sant’Egidio
Florence: L’ex-président Ben Bella à la tribune de la
9e Rencontre internationale des hommes et des religions (231095)
Pour une remise en main de l’Afrique
Florence, 23octobre(APIC) L’ex-président algérien Ben Bella a lancé lundi
à Florence un appel «à aider l’Afrique à se reprendre en main», au cours
d’une intervention faite dans le cadre de la IXe Rencontre internationale
des hommes et des religions, organisée par la Communauté Sant’Egidio.
Ouverte le 22 octobre dans la capitale toscane, cette 9e Rencontre a vu
s’exprimer dimanche le président polonais Lech Walesa, ainsi que l’ex-présidente des Philippines, Carazon Aquino.
Ben Bella participait lundi à un débat sur le thème de l’Afrique, en
compagnie de plusieurs personnalités de ce continent.
«Le destin de l’Algérie se place parfaitement dans le cadre du dialogue
Nord-Sud. Le problème est que dans ce dialogue, le Nord est le seul à parler», a ironisé le dirigeant historique de la révolution algérienne.
Citant les chiffres de l’ONU, il a dressé un tableau relativement sombre
de l’état actuel du tiers monde et de l’Afrique en particulier. «Chaque année, 35 millions de personnes meurent de faim, pour moitié des enfants.
Dans le même temps, on brûle le surplus de l’agriculture occidentale».
Durant son discours, Ben Bella s’est arrêté longuement sur les problèmes
liés à la santé: «Dans le Sud, un milliard et demi de personnes sont affectées par des maladies tropicales. Or il n’existe pas de politique sanitaire
vis-à-vis du Sud. Il n’y a pas de crédits pour ce type de recherche!»
En pleine campagne présidentielle algérienne, l’orateur a conclu avec
une note d’espoir en souhaitant pour son pays que l’accord conclu en janvier à Rome entre les partis algériens d’opposition serve de base à une
nouvelle Constitution.
Autre pays évoqué, le Mozambique, avec les interventions de Mgr Jaime
Pedro Gonçalves, archevêque de Beira, et le cardinal Alexandre Dos Santos
(Maputo). La paix et la démocratie sont revenus, certes, mais les conditions économiques restent très difficiles, ont-ils souligné.
«Le FMI nous a promis une aide de 4 millions de dollars, mais les
conditions sont si strictes que nous ne les verrons probablement jamais», a
estimé Mgr Gonçalves. Ce dernier a participé activement au processus qui a
conduit à la signature de l’accord de paix en 1992. (apic/fh/pr)



