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apic/Florence/Sant’Egidio
Florence: Deux ministres serbe et croate débattent de la paix
Clôture de la 9e Rencontre «Hommes et religions» (251095)
Florence, 25octobre(APIC) Deux ministres serbe et croate mis en tête à
tête à Florence se sont déclarés favorables à une paix générale en ex-Yougoslavie et au retour des réfugiés dans leur lieu d’habitation.
Nada Popovic Perisic, ministre de la culture de la République fédérale
de Yougoslavie (Serbie) et Mme Mizdic, vice-ministre croate de la culture
ont débattu mardi du thème de la paix dans le cadre de la 9e rencontre
«Hommes et religions», organisée du 22 au 25 octobre à Florence par la
communauté Sant’Egidio.
Débat tronqué mardi, en l’absence du président de la commission des Affaires étrangères du parlement bosniaque, pourtant annoncé. Ce dernier
avait accepté de se déplacer à Florence suite à la défection du ministre de
la culture de Bosnie. Aucune explication sur ce nouveau désistement n’a été
fournie par l’intéressé.
S’exprimant en français, les deux femmes ont rappelé l’optique générale
de leur gouvernement, en particulier dans le domaine de la culture. Du côté
de Belgrade, on plaide pour la cessation rapide de l’embargo international
et le retour à la normale notamment pour ce qui touche les échanges culturels. A Zagreb, le ton est plus réservé. «Le temps est dur pour les symboles de paix: 247 églises catholiques ont été détruites en Krajina», a expliqué la ministre croate. Avant d’ajouter que les conditions ne sont pas
pleinement remplies pour donner l’impulsion à une collaboration cultuelle
réelle.
Répondant à la ministre serbe, qui évoquait le «droit des gens de vivre
dans leur maison», son homologue croate a été plus nuancée: «Le rêve de la
paix est là en Croatie, mais il faut d’abord ’nettoyer’ le terrain de cette
paix». (apic/fh/pr)
ENCADRE
La dixième à Assise
La dixième édition de la rencontre des grandes religions du monde aura
vraisemblablement lieu à Assise, a indiqué mercredi le professeur André
Riccardi, fondateur de la communauté Sant’Egidio. «Nous prévoyons de retourner à l’endroit où est née la Prière pour la Paix, en 1986. Nous espérons que les Eglises orthodoxes puissent être représentées au niveau des
patriarches. la présence du pape est plus que souhaitable». A noter, cette
année, la présence d’une forte délégation russe. (apic/fh/pr)



