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apic/France/Cortès

France: Le pasteur Benjamin Cortès à Paris (161194)

Paris, 16novembre(APIC) Suite à la rencontre de Planète mission, à Lourdes, le pasteur Benjamin Cortès, directeur du Centre interecclésial d’études théologiques et sociales (CIETS), à Managua , au Nicaragua, de passage

à Paris, a donné ses impressions sur les rapports théologiques entre le

Nord et le Sud.

Le Centre interécclésial d’études théologiques et sociales, CIETS, à

Managua, au Nicaragua, rassemble 600 étudiants, dont 51% de femmes, qui

suivent des cours de théologie et de formation à l’éducation et au

développement social. Le centre, dont la direction est assurée par le

pasteur Benjamin Cortès, est soutenu par quarante Eglises protestantes. De

fait, sur les 5’000 hommes et femmes pasteurs dans les Eglises locales du

Nicaragua, 90% n’ont qu’un niveau de fin d’études primaires alors qu’ils

jouent un rôle important dans leur communauté de base.

Le pasteur nicaraguayen, Benjamin Cortès, se dit satifait de la place

accordée aux protestants lors du rassemblement de Planète mission . Mais,

déplore une «vision neutre de la théologie et de la participation sociale

par rapport à la mission. Celles-ci est considérée uniquement dans le sens

Nord-Sud, comme si on pensait encore à elle à partir des centres de

pouvoirs, sans envisager les communautés prophétiques du Sud comme enjeux

missionnaires du Sud vers le Nord», a-t-il expliqué.

Au Nicaragua explique-t-il, les indigènes voudraient que la mission soit

pensée bilatéralement, en termes d’échanges réciproques. Il précise que le

dialogue entre théologie chrétienne et traditions ancestrales y est fécond

et qu’il serait intéressant que les chrétiens du Nord y participent. De

plus, 55% de la population nicaraguayenne a moins de 18 ans et les jeunes

jouent un rôle prépondérant dans l’Eglise. Il est important que la

prédication puisse prendre cela en compte de même que la place essentielle

tenue par les femmes.

Pourtant la mission, rappelle-t-il, ne doit pas être que religieuse. Le

Nicaragua attend beaucoup, en plus de l’aide à la formation des pasteurs,

du soutien administratif et économique au mouvement paysan des

coopératives. La demande se fait également présente en termes d’énergies

alternatives et propres pour remédier à une crise énergétique sévère. Au

Nicaragua, les coupures d’électricité sont à raison de deux à trois heures

quotidiennes. Pour le pasteur Cortès, la nouvelle conscience écologique qui

se développe et qui prend racine sur la culture traditionnelle des

indigènes, est à intégrer dans un nouveau modèle de développement.

(apic/jcn/eb)

16 novembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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