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apic/France/Evêques/Lettre(Conférence de Pékin

Paris: Lettre des évêques français aux catholiques de France

à la veille de la Conférence mondiale sur les femmes, à Pékin (300895)

Un vaste champ d’aspirations et d’espoirs

Paris, 30août(APIC) «Nous avons également à nous interroger sur la place

de la femme dans la vie de l’Eglise», écrit la Conférence des évêques de

France, dans un message adressé aux catholiques français à la veille de

l’ouverture de la Conférence mondiale sur les femmes, qui se tiendra du 4

au 15 septembre à Pékin.

La Conférence de Pékin ouvre un vaste champ d’aspirations et d’espoirs,

peut-on lire dans ce message de 4 pages que signe Mgr Joseph Duval, président de la Conférence. Le document, qui fait largement référence à la «Lettre aux femmes du monde entier», publiée le 29 juin dernier par le pape

Jean Paul II, rappelle que le Saint-Siège a participé aux réunions régionales préparatoires et au Comité d’élaboration du projet «Programme d’action». Sa délégation à Pékin est conduite par une femme, Mary Ann Glendon,

une juriste américaine.

Le Programme d’action, qui sera discuté et adopté à Pékin, constate, à

juste titre, les conditions de vie difficiles, souvent dramatiques, des

femmes dans le monde: violences, discriminations, inégalités, pauvretés.

Une prise de conscience plus exacte de ces situations est urgente de la

part des responsables politiques, économiques, sociaux et religieux, afin

de contribuer à leur élimination, souligne Mgr Duval.

Pour le président de la Conférence épiscopale française, les enjeux de

la Conférence de Pékin reposent sur une juste conception anthropologique

concernant l’homme au sens génétique, c’est-à-dire la femme et l’homme,

avec la différenciation radicale de la sexualité, et leurs spécificités

complémentaires.

Le Programme d’action de Pékin et, aussi, le rapport français «Les femmes en France 1985-1995» présentent un éventail très complet de dispositions concrètes pour une société qui intègre plus harmonieusement les composantes féminines et masculines: elles concernent la santé, l’éducation,

le travail, l’environnement, le pouvoir politique… avec de nombreuses

stratégies. Faute de pouvoir toutes les retenir, Mgr Duval en signale certaines aux niveaux national et international.

Au plan national, le document fait mention de la nécessité d’établir une

plus grande égalité dans les activités de travail (salaires, chances de

promotion professionnelle, accès aux décisions et aux responsabilités).

Plus généralement, la Conférence des évêques estime nécessaire la valorisation des fonctions de procréation et d’éducation au sein de la famille

tout en facilitant l’accès aux activités professionnelles; l’accès des femmes aux responsabilités politiques; l’attention particulière aux femmes migrantes; la lutte contre toutes les formes de violence sexuelle à l’égard

des femmes et des enfants, ainsi que contre la prostitution et le proxénétisme; la transformation de l’image de la femme présentée dans les médias

et la publicité, où elle est souvent réduite à la mode, au sexe et à la

frivolité.

Au plan international, les évêques français mentionnent en priorité la

promotion de la femme dans toutes les institutions internationales, la promotion de la femme comme créatrice de la paix et la lutte contre les réseaux de prostitution organisée, plus spécialement à l’égard de fillettes et

des adolescentes. Il convient, précisent-ils, d’être attentifs aux situations de pauvreté pour les femmes, et notamment en cas de migrations,

d’exodes, de guerres. (apic/com/pr)

30 août 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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