Le texte contient 30 lignes (max. 75 signes), 293 mots et 2083 signes.

apic/France/ loi d’immigration/ réaction des Eglises

France: Débat parlementaire (171296)

sur le projet de loi relatif à l’immigration

Les Eglises chrétiennes demandent que l’on respecte les droits de l’homme

Paris, 17décembre (APIC) Le Conseil d’Eglises chrétiennes en France, dans

un communiqué publié mardi, souhaite que les députés de l’Assemblée nationale, dans l’élaboration de la nouvelle loi sur l’immigration, réaffirment

avec force leur attachement au respect scupuleux des droits des étrangers

et refusent toute mesure discriminatoire contraire à la dignité de l’individu.

L’Assemblée nationale s’apprête à débattre d’un projet de loi modifiant

à nouveau la législation sur les étrangers en France. Les co-présidents du

Conseil d’Eglises en France – Mgr Louis-Marie Billé, président de la Conférence des évêques de France, le pasteur Jacques Stewart, président de la

Fédération protestante de France et Mgr Jérémie, président du Comité interépiscopal orthodoxe en France – signataires du communiqué, disent qu’ils

font confiance aux parlementaires pour prendre des mesures conformes au

véritable bien commun du pays.

Pour que des signes tangibles d’apaisement soient manifestés, poursuivent les trois co-présidents, «nous appelons les parlementaires à introduire dans la loi en préparation des mesures positives aptes à répondre le

plus largement possible aux problèmes évoqués depuis plusieurs mois et parfois dramatiquement, par les étrangers sans papiers».

Les signataires de la déclaration souhaitent spécialement que des solutions soient apportées aux étrangers ayant noué des attaches familiales

durables dans la société française et notamment les enfants et les jeunes.

Cela concerne aussi les déboutés du droit d’asile qui expriment des craintes justifiées pour leur sécurité en cas de retour dans leur pays d’origine. Enfin, les trois représentants du Conseil d’Eglises chrétiennes demandent aux parlementaires français de tenir compte des étrangers qui vivent

depuis longtemps en France et qui par leur travail et leur insertion, ont

souvent acquis des droits que «nous leur devons de reconnaître». (apic/comba)

17 décembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!