La famille franciscaine prépare le 8e centenaire (020894)

apic/Franciscain

de la naissance de saint Antoine de Padoue

Message de Jean Paul II

Rome, 2août(APIC) Les quatre familles franciscaines s’apprêtent à

célébrer le huitième centenaire de la naissance de saint Antoine, docteur

de l’Eglise, né à Lisbonne aux alentours de 1195 et mort à Padoue le 13

juin 1231. L’occasion pour toute l’Eglise de redécouvrir et d’approfondir

«le témoignage, le message, la sagesse et l’ardeur missionnaire d’un si

grand disciple du Christ et du Poverollo d’Assise», écrit le pape dans un

message adressé au président en exercice de l’Union des ministres généraux

franciscains, le P. Lanfranco Serrini, frère mineur conventuel.

Dans son message, Jean-Paul II revient sur l’itinéraire d’Antoine, mort

à 36 ans à peine, après quatorze premières années passées à l’école épiscopale de Lisbonne, pour entrer ensuite, à l’âge de quinze ans, chez les Chanoines réguliers de Saint-Augustin. Où il est ordonné à l’âge de 25 ans

pour être envoyé à Coïmbra, avant de passer enfin dans l’ordre franciscain

(automne 1220), mû par son ardeur missionnaire.

Après un bref séjour au Maroc, où sa santé ne lui permet pas de rester,

Antoine gagne Assise, d’où il s’adonne à la prédication. Il combat l’hérésie cathare, d’abord en Italie, puis dans le midi de la France (Toulouse,

Montpellier, Le Puy, Brive, Limoges).

«Sa prédication, ses écrits et surtout sa sainteté de vie, écrit JeanPaul II, offrent aux hommes de notre temps des enseignements très actuels

et stimulants sur l’engagement en vue de la nouvelle évangélisation. Aujourd’hui comme alors, on a grand besoin d’une catéchèse renouvelée, fondée

sur la Parole de Dieu, spécialement son Evangile, pour faire comprendre de

nouveau au monde chrétien la valeur de la révélation et de la foi.»

Le pape renvoie donc à la prédication de saint Antoine, «authentique,

actuelle, proche de notre histoire, riche de grâce et capable de susciter

dans les coeurs une intense effusion de charité surnaturelle», ainsi qu’à

ses écrits, qui font de lui «un modèle et un guide pour les prédicateurs».

Antoine mourut à Padoue au terme d’un carême qui avait bouleversé toute

la région. Il avait acquis une réputation populaire de sainteté telle qu’il

fut canonisé un an plus tard par Grégoire IX. Sa tombe devint aussitôt un

lieu de pèlerinage très fréquenté. Pie XII le déclara docteur de l’Eglise

en 1946. Un jeu de mot entre Pave (ancien nom de Padoue) et épave a suffi à

en faire le saint qu’on invoque pour retrouver les «épaves», les objets

perdus. Antoine de Padoue reste le type même du saint populaire, aussi présent au musée du Louvre que dans les bazars d’objets de piété… (apic/compr)

2 août 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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