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apic/Fribourg/ Assemblée ecclésiastique
Fribourg: Fin de la deuxième lecture (250695)
du projet de Statut ecclésiastique catholique
Le projet soumis à consultation dès cet été
Fribourg, 25juin(APIC) En achevant samedi la deuxième lecture du projet
de Statut de l’Eglise fribourgeoise, les délégués à l’Assemblée ecclésiastique catholique ont tenu le délai qu’ils s’étaient fixés. Le projet pourra
donc être mis en consultation auprès des paroisses et des instances intéressées dès l’été et soumis finalement au peuple à fin 1996 ou au début
1997. Les délégués se sont surtout penchés sur le sort des petites paroisses.
En ne dépensant que 160’000 francs en 1994, l’Assemblée ecclésiastique
est restée bien en-deça de son budget qui prévoyait des charges de 280’000
francs. 60% des dépenses sont consacrées aux salaires du personnel du secrétariat et aux frais d’experts, 22% vont aux frais de l’Assemblée (les
délégués sont défrayés mais ne touchent pas de jetons de présence), 14,2% à
l’intendance et aux équipements (dont 7’181 francs de photocopies: le seul
poste sous-estimé dans le budget!) les 3,8% restants étant réservés aux
amortissements. Les délégués ont approuvé avec satisfaction ce résultat.
Dans la même foulée, ils ont admis à l’unanimité le budet 1996 qui prévoit
des dépenses ’plus réalistes’ de 187’000 francs. Rappelons que selon la loi
Eglises-Etat de 1990, la moitié des dépenses de l’Assemblée ecclésiastique
provisoire sont prises en charge par l’Etat.
Les délégués se sont essentiellement arrêtés sur la situation financière
des petites paroisses. Malgré le principe de péréquation adopté, il se peut
que certaines paroisses ne puissent pas payer le salaire de leur prêtre ou
de leur assistant pastoral, relève Michel Scaiola (Villaz-St-Pierre). Or
ces paroisses ont souvent déjà un taux d’impôt maximum. Son souci, partagé
par le vicaire épiscopal Jacques Banderet, a été retenu par l’Assemblée qui
a accepté d’intégrer dans le statut une disposition selon laquelle la péréquation prend également en charge les frais de ministères qui ne peuvent
pas être assurés par les paroisses, malgré un taux d’impôt maximal.
Souci de ’partage chrétien’ identique pour Guy Chassot (Villaraboud) qui
aurait voulou voir passer le taux de péréquation pour les ministères de 5%
à 10% de la masse salariale. L’Assemblée ne l’a pas suivi, rappelant que
l’effort demandé est déjà bien réel et qu’il faut se contenter d’un objectif réalisable, ne risquant pas de «bloquer» les paroisses. François Vallat
(Belfaux) qui demandait que ce taux ne soit pas fixé dans le Statut mais
dans la loi d’application, afin de pouvoir l’adapter selon les besoins, a
été largement battu. Les paroisses ont besoin d’un chiffre de base pour se
déterminer, a notamment rétorqué Beat Renz (Courtepin).
L’Assemblée se réunira encore samedi prochain pour la troisième lecture
destinée à éliminer les divergences entre la première et la deuxième lecture. Le projet définitif pourra ensuite être soumis à une large consultation. Il reviendra encore une fois devant l’Assemblée avant le vote populaire en 1996 ou 1997. (apic/mp)




