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apic/Fribourg/ assemblée ecclésiastique
Fribourg: 2e lecture du projet de Statut ecclésiastique (150695)
Modifications terminologiques et cohérence interne
Fribourg, 15juin(APIC) Les délégués à l’Assemblée ecclésiastique catholique provisoire du canton de Fribourg ont abordé mardi la deuxième lecture
du projet de Statut de l’Eglise fribourgeoise. Le but essentiel de cette
phase des travaux consiste à éprouver la cohérence du texte, à unifier et à
préciser les termes utilisés. Par leurs votes successifs, les délégués ont
clairement indiqué qu’ils n’entendaient pas reprendre le débat sur les
questions de fonds.
L’abbé Marc Donzé a une nouvelle fois mis en garde contre le risque de
confondre le droit ecclésiastique et le droit canon. Ainsi le Statut ne
saurait donner une définition de la paroisse autre que celle du droit canon
liée au domicile. La notion de «communauté paroissiale» que Marie-Anne Heimo (Fribourg) et la Commission I souhaitaient voir réintroduite ne ferait
que créer la confusion. Au vote l’assemblée suivra largement l’abbé Donzé.
Poussant la logique jusqu’à son terme, Beat Renz (Courtepin) demande la
suppression dans le statut de toutes les dispositions relevant du droit
canonique. Ainsi l’article 10 qui traite des organes de la corporation
ecclésiastique paroisssiale (paroisse) s’est vu amputé de la mention
explicite du conseil pastoral paroissial, organe ecclésial relevant de
l’autorité de l’évêque. Beat Renz rassure: «Le conseil pastoral n’est
cependant absolument pas oublié. Il est cité à maintes reprises à propos
des relations entre les divers organes paroissiaux».
L’assemblée a par ailleurs admis plusieurs modifications terminologiques
ne remettant pas en cause la teneur des articles. L’abbé Donzé a relevé par
exemple que le droit canon réserve le terme de ’charge pastorale’ à un
ministre ordonné, c’est-à-dire un prêtre. Le Statut ne peut donc
l’appliquer à un laïc; il convient de lui préférer celui de ’conduite de la
paroisse’.
Le Bureau, insistant sur la logique interne du texte, a fait supprimer
le délai de 30 jours de résidence dans la paroisse imposé pour avoir le
droit de participer à l’assemblée paroissiale. Les droits de vote et
d’éligibilité, d’initiative et de référendum n’étant soumis à aucun délai,
il paraît difficile de soumettre à une telle restriction la participation à
l’assemblée paroissiale.
Quant à Willy Neuhaus (Tinterin), il a fait introduire dans le Statut la
notion de commission financière que d’autres auraient voulu voir apparaître
dans la loi d’aplication uniquement.
Les délégués aborderont mardi prochain un morceau plus «coriace» avec la
question des sorties d’Eglise. Les vicaires épiscopaux ont préparé un projet de déclaration de sortie insistant sur les conséquences pastorales d’un
tel geste. (apic/mp)



