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apic/Fribourg/Parcours Galilée
Broc: Remise des diplômes du «Parcours Galilée» (110695)
23 femmes et 5 hommes achèvent trois ans de formation en Eglise
Broc, 11juin(APIC) 28 «Galiléens» ont fêté samedi à Notre-Dame des Marches, à Broc, l’aboutissement de leur parcours de formation théologique et
pastorale de trois ans. Une messe a marqué l’essor de la 2e volée du «Parcours Galilée» qui offre aux catholiques du canton de Fribourg une préparation solide en vue d’un engagement bénévole au service d’une paroisse ou
d’un mouvement. Le chanoine Jacques Banderet, vicaire épiscopal, a remis à
chacune et à chacun un diplôme reconnu sur le plan romand.
Forts de la constatation que la bonne volonté ne peut remplacer la compétence, ces 23 femmes et ces 5 hommes ont décidé d’affrondir leur foi pour
mieux accomplir le service qu’ils sont appelés à prendre en charge ou
qu’ils assument parfois depuis de longues années. A raison d’une soirée
tous les 15 jours et d’un samedi par mois durant trois ans, 11 ont choisi
l’option de la catéchèse – pour la plupart des mamans et des grands-mamans
-, 9 assumeront la tâche d’assistant pastoral; 7 feront des visites aux malades et aux mourants et enfin une jeune maman s’est formée comme animatrice liturgique.
«Quand j’ai commencé «Galilée», je sentais mon âge. Aujourd’hui je me
sens beaucoup plus jeune», témoigne une des participantes. Tous ont pris au
sérieux ce que l’apôtre Paul écrivait aux Romains: «La persévérance produit
la valeur éprouvée, la valeur éprouvée produit l’espérance et l’espérance
ne trompe pas.»
En plus du diplôme, chaque participant a reçu un morceau de dalle de
verre, l’invitant à être transparent comme le vitrail qui laisse passer la
lumière du soleil de Dieu. Gravés dans le verre, le symbole du «Parcours
Galilée» et le nom de chacun rappellent le sens de la démarche.
Dans la chapelle des Marches, bondée pour la circonstance, l’ambiance
était à la reconnaissance et à la joie. Pointait aussi la nostalgie de devoir «larguer les amarres» pour rejoindre son port d’attache, de ne plus
revoir aussi régulièrement ceux qui sont devenus des amis. «Galilée est
comme un tricot», explique Christine Heckel-Droux, responsable de la formation. «Il faudra sûrement remplacer les boutons, faire quelques racommodages, ralonger les manches… le travail n’est jamais tout à fait achevé. Et
d’exhorter chacun à se tenir au courant, à faire partager ce qu’il a appris, a incité d’autres à se lancer sur ce chemin.
Cette formation et le diplôme qui la couronne sont l’occasion de reconnaître formellement l’engagement et la coresponsabilité des laïcs dans une
Eglise qui trop longtemps a gardé l’habitude de se baser exclusivement sur
ses prêtres, relève pour sa part le Père Denis Rais, responsable de l’accompagnement. (apic/mp)



