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Genève: Intervention du COE à la Conférence sur le climat
Urgence! (150796)
Genève, 15juillet(APIC) «La menace que représentent les changements climatiques touche les croyants d’une manière particulière.
Elle nous rappelle notre dépendance fondamentale à l’égard de la
création…» C’est en ces termes que le pasteur Sam Kobia du Kenya a répondu vendredi à la question «pourquoi les Eglises s’engagent-elles dans la discussion sur les changements climatiques?»,
lors de la deuxième session de la Conférence des Etats sur les
changements climatiques, qui se tient actuellement à Genève.
Cette Conférence fait partie du dispositif mis en place par
l’ONU pour élaborer, dans le cadre de la Convention des Nations
Unies sur les changements climatiques, de nouveaux accords visant
à encourager les nations industrialisées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre après l’an 2000. Le COE demande instamment aux délégués à la Conférence de faire tout ce qui est en
leur pouvoir pour progresser rapidement dans ce sens.
Le pasteur Kobia, au nom du Conseil oecuménique des Eglises
(COE), faisait ainsi une intervention officielle devant la Conférence.
Les pays industrialisés, a-t-il fait observer, sont souvent en
«contradiction avec eux-mêmes». Nous parlons, par exemple,
d’équité et de droits de la personne humaine mais nous «laissons
se creuser le fossé entre puissants et faibles». En ce qui concerne notre attitude face à la nature, «nous savons que les risques se multiplient mais nous continuons de nous comporter comme
si nous pouvions aisément les maîtriser».
A long terme, ce type de comportement est destructeur «non
seulement au niveau économique et politique mais aussi pour l’intelligence et l’esprit humains».
Il est une autre question qui interpelle beaucoup les Eglises,
a indiqué le pasteur Kobia, c’est celui de la participation. «Les
gens ordinaires doivent être associés à vos discussions», puisque
«les mesures qui s’imposeront s’accompagneront inévitablement de
changements considérables dans des modes de vie axés sur la surconsommation».
Le COE si dit est convaincu que la mobilisation de l’opinion
publique est essentielle si l’on veut que les négociations sur
les changements climatiques aboutissent. (apic/com/pr)



