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Genève: Après les coups de feu contre le curé et le sacristain

la paroisse Notre-Dame ne prévoit pas de mesures de sécurité spéciales

Genève, 19décembre (APIC) Après l’agression avec une arme à feu dont ont

été victimes le 14 décembre le curé et le sacristain de l’église Notre-Dame

à Genève, la communauté catholique n’entend pas prendre de mesures de sécurité supplémentaires «par des moyens qui ne pourraient être que très ambigus». L’église doit rester un lieu d’accueil, estime-t-on.

«On comprend certes que l’emplacement et l’entourage de Notre-Dame attirent forcément d’étranges «paroissiens» dont la simple présence, ou les

éclats, engendrent parfois un vrai sentiment d’insécurité. Alors? les tenir

à distance, mais par quels moyens qui ne pourraient être que très ambigus?

Ou continuer à les accueillir au risque de nos propres pauvretés, au risque

de nos habitudes et de nos conforts intérieurs, au risque de …», écrit

l’abbé André Babel, auxiliaire de la paroisse, dans un commentaire publié

mercredi.

Le curé Marcel Kaufmann, 61 ans, a pu rentrer dès dimanche à la cure de

Notre-Dame. Blessé à une jambe et à un pied, il n’a pas eu à subir d’opération. Le sacristain par contre, blessé aux jambes et à un genou, a dû être

opéré, et il devra passer un certain nombre de jours à l’hôpital. Dimanche,

le curé avait déjà confié à l’APIC la difficulté de prendre des mesures de

sécurité spéciales, car l’église Notre-Dame veut garder sa fonction d’accueil. «C’est tout de même un incident qui sort de la normalité», soulignaitil.

L’abbé Babel et l’abbé Henri Nicod, pour l’équipe et le conseil

pastoral, expriment aussi leur gratitude pour les très nombreux témoignages

d’amitié et de soutien reçu après l’incident. La solidarité paroissiale a

été très forte. Leur message souligne aussi l’efficacité des services de

police et de santé et «la façon délicate et humainement exemplaire» avec

laquelle ils ont réussi à dénouer le drame.

Le «déséquilibré» qui a fait feu sur le curé et le sacristain, un avocat

bâlois de 52 ans, s’était rendu aux premières heures du jour de dimanche,

sans opposer de résistance, après s’être retranché six heures durant dans

l’arrière-sacristie. (apic/com/mp)

19 décembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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