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apic/Genève(Unité/Rassemblement

Genève: Les chrétiens de Genève ont prié pour l’unité

L’oecuménisme n’est pas un long fleuve tranquille (220196)

Genève, 22janvier(APIC) Quelque 400 fidèles de toutes confessions se sont

retrouvés dimanche 21 janvier au temple de Chêne-Bougeries pour une célébration oecuménique. A l’appel du Rassemblement des Eglises et communautés

chrétiennes de Genève (RECG), les chrétiens ont prié pour l’unité, et médité ensemble sur cette foi au Christ qui nous rassemble au-delà de toutes

les controverses.

L’oecuménisme est un engagement militant, qui ne s’accomode pas de la

langue de bois, mais requiert de nous transparence et honnêteté. «L’oecuménisme est un combat incessant; il n’a rien à voir avec un long fleuve tranquille… il exige que nous nous parlions et nous disions nos désaccords,

car c’est à ce prix seulement que se construira l’unité». Message énergique, que les chrétiens réunis dimanche soir ont sans doute reçu… Du moins

leur était-il destiné, puisque martelé aussi bien par le curé catholiquechrétien Jean-Claude Mokry, qui présidait la cérémonie, que par le pasteur

Joël Stroudinsky, de l’Eglise nationale protestante, qui assurait la prédication.

Le thème même de cette Semaine de prière pour l’unité invite à la véhémence. La phrase «Voici, je me tiens à la porte et je frappe» est tirée

d’un passage célèbre de l’Apocalypse qui ne ménage personne… L’oecuménisme ne se fait donc pas sans discussions ni disputes, acceptons-en l’inhérente condition qui est de bouger et de changer. Mais ce passage biblique,

a encore relevé le prédicateur, contient aussi une promesse, celle d’un

rendez-vous avec le Christ, qui nous rassemble et nous recentre autour de

sa personne.

Animée par un choeur malgache, la célébration a connu plusieurs temps

forts, notamment lors de la confession de foi commune, lue d’une seule voix

dans une traduction oecuménique élaborée par un groupe de chrétiens français, catholiques, réformés et orthodoxes. Autre moment important: la

distribution de petits anneaux de rideaux, que chaque fidèle a accroché à

son revers. Ce «O» est symbole de notre oui à l’oecuménisme, a expliqué une

paroissienne. Quant au chant du Notre-Père, d’après Rimsky-Korsakov, il a

constitué, après la prière d’intercession, un final émouvant et riche de

sens. (apic//gth/pr)

22 janvier 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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