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apic/Grächen/Chiara Lubich/économie communautaire
Grächen (VS): Chiara Lubich parmi les participants (240795)
de la rencontre d’été du mouvement des Focolari
Essayer de vivre comme les premières communautés chrétiennes
Grächen (VS), 24juillet(APIC) 1’200 personnes ont participé du 15 au 22
juillet à la rencontre d’été de la section suisse du mouvement des Focolari
à Grächen en Valais. Outre de nombreux représentants de l’Eglise et des
personnalités politiques, la rencontre a accueilli Chiara Lubich, fondatrice et présidente du mouvement.
Parmi les invités, Mgr Karl-Josef Rauber, nonce apostolique en Suisse,
Mgr Peter Henrici, évêque auxiliaire à Zurich, et Mgr Pierre Bürcher, évêque auxiliaire à Lausanne. Le frère Max Thurian représentait la communauté
oecuménique de Taizé.
Spiritualité de l’unité
Chiara Lubich a participé, pour la première fois depuis plus de trente
ans, à la rencontre d’été du mouvement suisse des Focolari. A la question:
pourquoi a-t-elle décidé de venir?, la fondatrice a répondu: «Je n’ai pas
trop réfléchi. L’idée de cette visite m’est venue spontanément. Je dirais
qu’elle est sortie simplement du coeur.»
«Il y avait autrefois beaucoup de spiritualités dans l’Eglise. Ces spiritualité, même si elles étaient vécues dans les grandes communautés, ont
été individuelles, représentaient des voies personnelles vers Dieu», a précisé Chiara Lubich. La spiritualité de l’unité, telle que vécue au sein du
mouvement des Focolari, est une spiritualité communautaire qui ne peut se
réaliser que dans un échange intérieur profond dans la communauté.
«Culture du don»
Une des conséquences de la spiritualité de l’unité que pratique le mouvement est l’»économie de la communauté», selon laquelle environ 500 entreprises sont impliquées avec les Focolari dans le monde. Leur bénéfice,
après décompte de l’argent nécessaire pour le développement «utile» de
l’entreprise, est mis à disposition des plus pauvres. En Suisse, environ 10
entreprises s’inspirent quelque peu de ce modèle.
Ils veulent ainsi continuer dans le monde d’aujourd’hui le mode de vie
des premiers chrétiens: «Tous ceux qui étaient devenus croyants étaient
unis et mettaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs
biens, pour en partager le prix entre tous, selon les besoins de chacun.»
Chiara Lubich a relevé qu’il ne s’agit pas de créer massivement de telles entreprises, mais de promouvoir une «culture du don». Ce qui veut dire
réaliser l’amour chrétien dans la société, propager le message de l’Evangile et par là encourager la formation d’un mode de comportement qui, dans le
domaine économique, prend aussi en considération la justice envers les plus
faibles. (apic/gs/fs)




