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Autriche:Une nouvelle histoire de confessionnal dans les médias(250396)
Journalistes catholiques:le journalisme d’investigation a des limites
Vienne, 25mars(APIC) Une nouvelle fois une «histoire de confessionnal»
étalée dans les journaux suscite la réprobation dans les milieux catholiques en Autriche. Dans son dernier numéro, le mensuel «Wienerin» a publié
le reportage de deux femmes journalistes qui ont feint de se confesser auprès de quatre prêtres de l’archidiocèse de Vienne pour les «piéger» à propos de l’usage des préservatifs en cas d’infection par le virus du sida.
La Communauté de travail des journalistes catholiques autrichiens a protesté contre la «violation flagrante» de la déontologie journalistique,
soulignant qu’il y a même pour le journalisme d’investigation des bornes à
ne pas dépasser. Deux journalistes peu respecteuses du secret de la confession voulaient savoir, en qui concerne l’utilisation du préservatif, ce qui
prédomine chez les prêtres:l’aspect humain ou l’aspect clérical.
Dans leurs pseudo-confessions, les deux reporters de «Wienerin» – un
journal de tendance libérale qui se veut «in» – relataient que leur conjoint avait eu une aventure extra-conjugale. Comme leur partenaire ne voulait pas faire le test du sida et qu’elles disaient avoir peur d’être infectées, elles ont demandé si elles pouvaient utiliser le préservatif.
«Pour les chrétiens, ce qu’ont fait les deux reporters est une grave
profanation du sacrement», a déclaré Erich Leitenberger, rédacteur en chef
de l’agence «Kathpress» et président de la Communauté de travail. Leitenberger rappelle que ces procédés peuvent toucher aussi d’autres personnes
qui donnent des consultations et qui doivent désormais compter avec le risque que des journalistes en fassent état dans le public. Dans l’intérêt de
la vie en commun et du principe de confiance qu’elle présuppose, insiste
Leitenberg, de telles pratiques doivent être résolument rejetées, «même si
deux des quatre prêtres interrogés s’en sont bien tirés aux yeux des deux
reporters». En effet, si deux prêtres ont refusé l’usage du préservatif même en cas de risque de contamination, les deux autres ont adopté une position plus libérale.
Il y a dix ans, le journal autrichien «Basta» avait également fait scandale en révélant le «contenu» d’une confession avec Mgr Groër, qui allait
être consacré juste après archevêque de Vienne. De telles «révélations» à
partir d’entretiens au confessionnal ont été publiées ces dernières années
en Italie, en Allemagne et en Autriche.
Des méthodes «déloyales»
En 1986, le Conseil de la presse en Autriche et en Allemagne ont condamné ces «recherches» qualifiées de «déloyales». D’après un décret de la
Congrégation vaticane pour la doctrine de la foi datant de 1988, ceux qui
simulent des confessions de façon préméditée ou publient le contenu de confessions sont automatiquement excommuniés. Le Vatican veut ainsi protéger
les prêtres, strictement tenus au secret de la confession. En ce qui les
concerne, la divulgation de confessions est l’une des plus graves fautes
qu’ils puissent commettre. (apic/kap/be)



