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apic/Homélie pape/1er dimanche après Pâques
Rome: Le pape médite sur la parole du Christ: «N’ayez pas peur!» (230495)
Homélie en l’église du Saint-Esprit à Rome
Rome, 23avril(APIC) Pour le premier dimanche après Pâques, Jean Paul II a
célébré la messe en l’église du Saint-Esprit à Rome, en rappelant que ce
dimanche est appelé «dimanche de la miséricorde» à la suite de la demande
exprimée par soeur Faustine Kowalska (1905-1938), une mystique polonaise
béatifiée il y a deux ans. Il a aussi médité sur le sens de la mort en
s’inspirant de la parole du Christ à ses disciples: «N’ayez pas peur!»
Le message de soeur Faustine est résumé par cette parole du Christ tirée
du journal de la bienheureuse, a déclaré le pape: «Le monde ne trouvera pas
la paix tant qu’il ne se tournera pas avec confiance vers ma miséricorde».
Jean Paul II a rappelé, lors de son homélie, que soeur Faustine est particulièrement vénérée dans cette église du Saint-Esprit. L’Hôpital du même
nom «est devenu un centre spécialisé pour la pastorale des malades et la
promotion de la spiritualité de la miséricorde divine».
L’appel au Christ miséricordieux s’inscrit, dit encore le pape, dans le
dur contexte de l’histoire de notre siècle. Nous voulons remercier le Seigneur pour cette miséricorde qui a donné courage dans les dures expériences
de la seconde guerre mondiale, dans les camps de concentration, dans l’extermination et les bombardements. Cette miséricorde s’est révélée dans la
résurrection. L’amour a remporté la victoire sur le péché et la vie sur la
mort.
Or le Christ ressucité apparaissant à ses disciples leur dit: «N’ayez
pas peur!». Il révèle ainsi, poursuit le pape, «sa victoire sur les nombreuses peurs qui accompagnent l’homme dans son existence terrestre, avant
tout face à la souffrance et à la mort, cette grande inconnue. Précisément,
la société contemporaine fait tout pour détourner la conscience humaine de
la réalité inéluctable de mourir, essayant de pousser l’homme à vivre comme
si la mort n’existait pas. Et cela s’exprime pratiquement par la tentative
de détourner de Dieu la conscience de l’homme: le faire vivre comme si Dieu
n’existait pas».
Quand le Christ dit: «N’ayez pas peur!», reprend Jean Paul II , il veut
donner une réponse à ce qui constitue la source la plus profonde des peurs
existentielles de l’être humain. Il veut dire: «Ne craignez pas le mal parce que dans ma résurrection le bien s’est montré plus puissant que le mal.
Mon Evangile est vérité victorieuse. La mort et la vie se sont affrontées
sur le calvaire dans un duel admirable et la vie en est sortie victorieuse.
(apic/jmg/ba)



