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Homosexualité et Eglise: L’Eglise évangélique libre de Genève condamne

Pas admissible, assure-t-elle (270495)

Genève, 27avril(APIC) Le Synode de l’Eglise évangélique libre de Genève

(EELG) a pris position sur la question de l’homosexualité. «Etayée par des

textes bibliques», la position de l’Eglise libre genevoise s’inscrit dans

une ligne doctrinale stricte qui n’admet pas l’homosexualité, mais maintient une attitude d’ouverture à l’égard des personnes concernées. Dans un

document qu’il vient de publier, le Conseil synodal de l’EELG précise les

principaux arguments.

Dans le débat actuellement lancé au plan national pour une reconnaissance d’un partenariat légal entre individus de meme sexe, l’Eglise libre genevoise estime ne pas pouvoir soutenir les revendications des mouvements

homosexuels militants, ni souscrire «aux interprétations de certains théologiens, lorsqu’ils prétendent que les textes bibliques concernant l’homosexualité parlent en réalité d’autre chose». La Bible, précise le document

de l’exécutif de l’EELG, qualifie les pratiques homosexuelles d’abominations (Lévitique 18, v. 22) ou de passions infâmes (Romains I, v. 26-28).

En dépit de sa «position doctrinale intransigeante», poursuit le document, l’EELG veut conserver «une attitude d’ouverture et d’accueil à

l’égard des homosexuels, gays et lesbiennes, qui souffrent de leur identité

sexuelle et sont prêts à recevoir et à vivre avec l’aide de Dieu le message

de repentance, de conversion et de sanctification».

S’appuyant sur l’Ecriture sainte qui «incite à fuir l’impudicité» l’EELG

estime que l’exhortation biblique ne concerne pas les seuls homosexuels.

«Bien au contraire, elle s’adresse tout autant aux hétérosexuels qui vivent

leur sexualité en dehors des normes bibliques».

L’Eglise libre genevoise prêche la repentance et affirme «la nécessité

d’une conversion pour tout pécheur». L’EELG souligne qu’elle n’adopte pas

en la matière une attitude discriminatoire. Car, rappelle-t-elle, l’Evangile s’adresse à tout être humain, l’invitant «à laisser le Saint-Esprit agir

librement en lui, pour faire de lui une nouvelle créature». Elle estime cependant que le rôle des responsables d’Eglise «n’est pas d’entériner la morale contemporaine couramment admise», mais au contraire «d’éveiller la

conscience de nos concitoyens, en leur donnant la possibilité de confronter

leur mode de vie avec les normes que la Bible définit clairement».

Fondée en 1849, l’Eglise évangélique libre de Genève est issue des mouvements du Réveil. Elle se rattache à la famille des Eglises réformées et

est membre de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS).

(apic/spp/pr)

27 avril 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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