apic/homosexualité/Osservatore Romano

Homosexualité: «L’Osservatore Romano» dénonce (100294)

la résolution adoptée par le Parlement Européen

Rome, 10février(APIC) «L’Osservatore Romano» dénonce dans son édition de

jeudi une résolution adoptée lundi soir par le Parlement Européen en faveur

d’une égalité de droits pour les homosexuels. Le quotidien du Vatican s’insurge, par la voix du Père Gino Concetti, contre ce qu’il considère comme

un recul et refuse qu’on parle à ce propos de droits de l’homme.

La résolution adoptée à Strasbourg était présentée par la députée allemande Claudia Roth, du parti des «Verts», et a été acceptée après amendements par 159 voix pour, 96 contre et 16 abstentions. Elle demande aux

Etats membres de «supprimer toute législation conférant aux agissements

sexuels entre personnes du même genre un caractère criminel et discriminatoire» et réclame une «égalité de traitement des personnes de même tendance

sexuelle au niveau des dispositions juridiques et administratives».

«S’agit-il d’un pas en avant vers un niveau supérieur de civilisation?

Progressons-nous en humanité ou prenons-nous acte d’une situation anormale

que la conscience universelle a refusé jusqu’à nos jours et considère comme

une déviation aberrante?» s’interroge le Père Gino Concetti, dans une note

qu’il intitule «Des droits, des revendications, des prétentions».

Même si on laisse de côté la Révélation et la Bible, ajoute le moraliste, il est évident que la différenciation sexuelle est inscrite dans la

nature des êtres humains. «L’homme et la femme ne sont pas seulement divers

de par leurs caractéristiques sexuelles, mais également par les charges que

chacun est appelé à assumer dans la société et la famille, explique-t-il.

L’intégration ne peut avoir lieu qu’entre l’homme et la femme, créés par

Dieu à son image et unis dans un mariage monogamique et indissoluble.»

Droits de l’homme?

Le P. Concetti ajoute: «Aucun être humain ne peut remplacer le père naturel, que ce soit dans la procréation ou dans l’éducation. A plus forte

raison, aucun homme ne peut se substituer à la mère naturelle. Quelque soit

le mode de génération, l’enfant a le droit d’être élevé par son père et sa

mère véritables. A défaut, il peut être confié à une autre famille régulière, où la chaleur et l’affection du père et de la mère adoptifs sont vives

et sincères».

Et de conclure par une mise en garde: «Le progrès et le degré de civilisation ne se mesurent pas à l’aune de l’absolutisation de la liberté et de

la raison – Jean-Paul II l’a rappelé récemment dans son encyclique «Veritatis splendor» – et encore moins à l’aune de l’idolâtrie du sexe, mais bien

du respect des droits de l’homme authentiques. Les revendications et les

prétentions de type homosexuel ne sont pas à compter parmi ces droits.»

(apic/sv/pr)

10 février 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!